TIFF 2016 : rares films franco-canadiens et réalité virtuelle

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Il est sans doute difficile d’échapper à la frénésie du Festival international du film de Toronto, qui bat son plein en centre-ville depuis jeudi dernier, et jusqu’à dimanche prochain. Même la météo moyenne des premiers jours n’a pas eu raison de l’enthousiasme des foules publiques ou professionnelles pour les films et événements en cours dont, si vous avez suivi les péripéties instagrammesques de L’Express, vous avez déjà eu un aperçu exclusif.

La «seconde» semaine du festival, traditionnellement plus calme après le chaos de la première, amènera pourtant son lot de premières et de tapis rouges, et le cinéma canadien ne sera pas en reste. La sélection nationale est, cette année, plutôt orientée vers le côté anglophone avec moins d’une dizaine de films en français dont la plupart viennent de poids lourds du septième art et habitués du festival.

Un petit nouveau fait pourtant son apparition dans le jeu, avec un film très apprécié et plein d’énergie : Prank, de Vincent Biron.

Une scène de Prank, de Vincent Biron.
Une scène de Prank, de Vincent Biron.

Le film suit les aventures de Stefie, adolescent à l’appareil dentaire géant, qui s’ennuie ferme dans son petit monde. Suite à sa rencontre avec Martin et Jean-se, «farceurs» professionnels, le jeune garçon découvre les tourments de la vie d’adulte, de l’amour et de la haine dans une ambiance ou les farces deviennent de plus en plus risquées et malsaines.

Le film est rempli d’idées séduisantes et hilarantes, et aura sa première publique mardi à 16h, ainsi qu’une seconde présentation jeudi à 17h30, vous donnant ainsi deux chances de soutenir un nouveau talent du cinéma francophone canadien.

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Une scène de Juste la fin du monde, de Xavier Dolan.
Une scène de Juste la fin du monde, de Xavier Dolan.

Comme annoncé la semaine dernière, Xavier Dolan fera son apparition annuelle au TIFF avec son nouveau film: Juste la fin du monde, une comédie dramatique sur les thèmes de la famille, des racines, et des secrets et rancoeurs qui viennent avec.

Basé sur la pièce du même titre de Jean-Luc Lagarce, le nouveau long-métrage du réalisateur québécois nous conte les péripéties du retour d’un fils prodigue et auteur célèbre (Gaspard Ulliel) dans la famille qu’il déserta douze années plus tôt, afin de leur annoncer la nouvelle de son décès imminent, et, espère-t-il, de résoudre les conflits laissés en suspens pour enfin trouver la paix avant son départ. Malheureusement pour lui (et heureusement pour nous), sa mère, frère et soeur ne l’entendent pas de cette oreille et ont plus de comptes à régler que ce à quoi il s’attendait.

Dolan nous livre encore une fois une oeuvre chargée d’émotions qui touchera sans doute des cordes sensibles pour la plupart d’entre nous. Le film a débuté dimanche dernier, mais peut encore être vu dimanche prochain pour une séance qui risque d’afficher complet rapidement.

Nelly d’Anne Émond, se base sur Putain de Nelly Arcan, et sur les nombreuses personnalités et personnages de son auteur, Isabelle Fortier, pour recréer une biographie imaginaire de celle-ci.

Le livre, qui conte la vie quotidienne d’une prostituée, avait fait scandale lors de sa publication en 2001, et rencontré un franc succès dont les répercussions sur son auteur ne furent pas sans peine. Avec la célébrité vinrent le stress, l’anxiété et le besoin de reconnaissance, thèmes profondément ancrés dans la fiction imaginée pour l’écran.

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Enfin, Boundaries/Pays de la jeune Québécoise Chloé Robichaud, nous plonge avec un regard satirique, dans l’univers des négociations politico-économique après qu’une multinationale ait décidé de s’installer sur la petite ile canadienne et fictive de Belco, ou la population locale vit tranquillement au rythme d’antan, pour exploiter les juteuses ressources minières récemment découvertes.

Les discussions évoluent, dévoluent, et stagnent, alors que nous découvrons tous les aspects dissimulés et le jeu des échanges et compromis entre les instances dirigeantes dont les intérêts ne sont pas toujours ceux que l’ont pourrait penser.

Malgré la faible présence franco-canadienne au festival, on pourra quand même se délecter de multiples films dans la langue de Molière en provenance du reste du monde.

La réalité virtuelle est partout au TIFF 2016.
La réalité virtuelle est partout au TIFF 2016.

POP VR

Un tout autre aspect du TIFF 2016 est la présence imposante de la réalité virtuelle. Les casques et «expériences» sont partout!

Il y a bien entendu la partie officielle du festival, intitulée POP VR et ouverte au public, que l’on peut voir et tester à la TIFF Bell Lightbox, mais également pléthore de nouveautés aux tables et stands de multiples compagnies s’étant lancées dans l’aventure.

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Technicolor présentait ainsi cinq expériences réalisées avec les grands studios hollywoodiens comme accompagnement promotionnel pour des films tels que Ben Hur ou Le Martien. La bière écossaise Innis and Gun tentait l’expérience de combiner la réalité virtuelle et la dégustation, pour nous plonger dans les paysages ayant inspiré le brasseur pour créer ses boissons. L’effet est saisissant!

À ne pas manquer si le sujet vous intéresse: FIVARS le mini festival des réalité virtuelles et augmentées, qui se tiendra du 16 au 18 septembre et présentera les dernières nouveautés en la matière.


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Dix jours de réchauffement cinéphilique

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