The Belgian Chocolate Shop, une authenticité qui vient du coeur

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Patricia Cohrs, artisane-chocolatière de The Belgian Chocolate Shop.
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Entrer dans The Belgian Chocolate Shop relève de l’expérience sensorielle à part entière. Force est de constater que le chocolat est omniprésent, avant même de croquer dedans, et embaume la boutique de ses effluves cacaotées.

C’est là toute la magie du chocolat belge concocté par les mains habiles de l’artisane chocolatière Patricia Cohrs qui a ouvert cette chocolaterie rue Queen Est dans le quartier des Beaches il y a 34 ans avec son mari Éric Smets.

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La devanture de The Belgian Chocolate Shop.
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L’offre de chocolats est large.

Le Canada s’est présenté plutôt fortuitement à Patricia Cohrs. À l’époque, ses parents décident de s’expatrier en Amérique du Nord et lui proposent de l’inclure dans son visa d’immigration. De nature plutôt aventureuse Patricia, alors âgée de 22 ans, décide d’accepter et de monter sa propre chocolaterie belge.

«Mon mari suivait une formation d’ingénieur et je lui ai dit: viens on se marie et on va faire du chocolat au Canada! Une fois que j’ai vu le pays, je ne voulais plus revenir en Belgique», raconte-t-elle.

Au cours d’un road-trip, le couple découvre Toronto et ses plages, son lac. C’est le coup de foudre.

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Ainsi s’est construit The Belgian Chocolate Shop, au gré d’une histoire d’amour belge-torontoise qui se ressent dans la tendresse du chocolat fabriqué.

Du vrai chocolat belge

L’amour n’est pas le seul ingrédient du chocolat de Patricia. Il y a derrière chaque «praline», comme on dit en Belgique, des heures de travail.

À partir du moment où elle s’attaque au bloc de chocolat brut, celui-ci est façonné au moins quatorze fois au cours de sa fabrication avant d’arriver à la bouche du client.

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Le bloc brut de chocolat de chez Callebaut.

Il s’agit là d’un véritable savoir-faire transmis traditionnellement de chocolatier-confiseur à apprenti dans le cadre par exemple, de la formation Ceria en Belgique. Pourtant, ce n’est pas le chemin que l’artisane-chocolatière a emprunté.

Anticonformiste, elle a eu l’opportunité d’être présentée au fournisseur de chocolats de la cour royale belge. C’est à ses côtés qu’elle a fait fondre ses premiers chocolats et réussi à glaner de solides bases et quelques secrets de fabrication par-ci par-là.

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Le reste, Patricia l’a appris toute seule en expérimentant et travaillant la matière selon l’avis des gens. «Je me suis lancée dedans à corps perdu», se remémore l’artisane qui refuse le titre de chocolatière-confiseuse.

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L’artisane chocolatière Patricia Cohrs.

À son arrivée à Toronto, le chocolat belge n’a pas encore la réputation prestigieuse d’aujourd’hui.

Ce sont de grandes entreprises de chocolaterie industrielles comme Godiva qui lui ont fait sa place à côté du traditionnel Hershey’s. Mais ce qu’elles produisent reste bien différent du produit vendu par The Belgian Chocolate Shop.

Son chocolat est travaillé selon l’authentique tradition belge. Principalement moulés afin d’avoir plus de finesse et de brillance, le chocolat et la ganache sont ensuite versés dedans pour finir par être refermés par une autre cavité chocolatée.

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Chaque chocolat nécessite des heures de travail.

«Les gens ne payent pas la marque ou les magasins flamboyants. Ils achètent un réel savoir-faire et des produits de choix», explique Patricia Cohrs.

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Blocs de chocolat brut de chez Callebaut, gingembre importé d’Australie et griottes de France, Patricia ne lésine pas sur la qualité et cela fait toute la différence lors de la dégustation.

Authenticité et tradition

34 ans d’existence viennent avec la responsabilité d’avoir accueilli trois générations de clients qui reviennent très souvent, comme le raconte Patricia.

«Plein de gens me disent: ‘on se rappelle plus de comment c’était Noël avant vous ou d’un Pâques où il n’y avait pas des lapins de chez vous partout’. C’est quelque chose de très profond.»

Cette authenticité, The Belgian Chocolate Shop en a fait sa marque de fabrique en travaillant toujours les mêmes chocolats qui ont su lui faire faire une clientèle fidèle malgré les années.

Sa ganache pralinée reste un des grands incontournables de la boutique. Tout comme le Grand Marnier à la crème au beurre que les amateurs voudraient «s’injecter par intraveineuse». L’autre vedette de la maison, c’est une création originale à base d’une émulsion citronnée «à se rouler par terre».

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Le Grand Marnier, chocolat emblématique de la maison.

Si Patricia et son équipe s’autorisent quelques petites folies créatives, ils ont vite compris que les clients aimaient la stabilité rassurante que leurs produits offraient.

Certains sont d’ailleurs particulièrement ancrés dans l’histoire de la chocolaterie, comme le chocolat au caramel.

Le caramel d’Éric

À l’origine, Patricia et Éric avaient chacun leurs spécialités au sein de la chocolaterie. Une sorte d’arrangement mutuel pour éviter de se marcher sur les pieds.

Le domaine d’Éric était le caramel, qu’il a mis plusieurs années à perfectionner. Malheureusement, Patricia a dû prendre la relève et apprendre à faire le caramel ainsi que d’autres de ses recettes.

The belgian Chocolate shop Patricia Cohrs et Éric Smets.
Patricia Cohrs et son mari Éric Smets.

«Je plaisantais en disant: ‘j’espère qu’il ne me quittera jamais parce que je n’arriverais jamais à faire son caramel’. Mais un cancer en a décidé autrement.»

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Longtemps après son décès, elle n’a pas pu se résoudre à en faire. Le caramel était une science un peu trop exacte face à la charge émotionnelle qu’il représentait pour Patricia. Progressivement, elle s’est pourtant remise à la tâche, une manière pour elle de faire son deuil.

Aujourd’hui, elle réalise son caramel en musique: «Quand j’écoute Bob Marley, il est plus doux. Mais quand c’est Sergueï Rachmaninov, il est limite brûlé! J’aime bien le dire aux clients, c’est comme manger de la musique.»

Un héritage chocolaté

Le savoir-faire d’Éric reste ancré dans les fondements de la chocolaterie. Cet héritage, Patricia l’a partagé avec Fatouma, son employé qui est maintenant devenu l’un des «piliers» de The Belgian Chocolate Shop.

Son fils Mathieu met également la main à la fève de cacao, ce qui fait de la chocolaterie une entreprise très familiale et soudée.

Patricia a bon espoir que ce dernier lui succède un jour, mais elle n’est pas pressée. Même s’il a le chocolat dans le sang, reprendre l’œuvre de sa vie se fera en temps et en heure.

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En ce temps de Pâques, l’artisane préfère émerveiller les enfants en intervenant de temps en temps dans les écoles ou même en faisant découvrir les coulisses de sa boutique.

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La fabrication de lapins en chocolat pour Pâques.
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Les moules des oeufs de Pâques au chocolat blanc.

Les participants au cocktail de la Semaine de la francophonie, le 22 mars, auront eux, peut-être la chance de remporter un bon d’achat et goûter ainsi à la magie du chocolat d’Éric et Patricia.

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