Sur les traces de la faune agitée d’antan à Québec


13 août 2013 à 9h53

Depuis 2000, les Services historiques Six-Associés offrent des visites guidées de Québec sous un angle assez connu. Une visite porte sur la luxure et l’ivrognerie, une autre sur les crimes et châtiments. Dans chaque cas un guide a été publié par les éditions du Septentrion.

Luxure et ivrognerie: la vie nocturne à Québec au XIXe siècle propose un circuit avec dix arrêts ou attraits dans le Vieux-Québec. Chacun permettant de découvrir «des détails croustillants sur les mœurs» de la Vieille Capitale en 1870.

«Une faune agitée anime les nuits» de ville qui compte alors 60 000 habitants.

De nombreux cabarets et bordels ouvrent leurs dès la tombée de la nuit. Le guide note que, «pendant un débat au conseil de ville en 1865, le conseiller Langlois a estimé qu’il y avait au moins 600 maisons de débauche dans les quartiers populaires de la ville».

Il n’y a pas que les vagabonds, ivrognes, bandits et prostituées qui surgissent au clair de lune. «La vie nocturne de la bonne société de Québec fourmille de bals organisés par les clubs ou par de riches hommes d’affaires.»

Les gens se réunissent souvent pour des jeux de société; les trois d – dames, dés, dominos – sont tolérés, mais l’Église condamne les jeux de hasard. Du haut de la chaire, les curés mettent en garde leurs ouailles qui «comptent sur le hasard au lieu de travailler pour gagner honnêtement leur vie».

En 1870, les maisons closes attirent beaucoup de matelots qui transitent dans le port de Québec et des soldats qui cherchent à oublier les conditions difficiles de leur engagement.

Les bordels sont aussi fréquentés par les ouvriers, les draveurs, les menuisiers, les bouchers, les cordonniers, etc.

«La même clientèle se retrouve dans les débits de boisson de la basse-ville, où la consommation d’alcool est excessive et cause bien des débordements.»

Encore là, les curés condamnent la dive bouteille et lancent des «croisades pour la tempérance». Ils associent l’ivrognerie au diable et la tempérance à Dieu.

Écrits dans un langage accessible, sur un ton qui se rapproche de la conversation avec le visiteur, ces guides se veulent résolument populaires et s’adressent moins au spécialiste qu’au citoyen ou au touriste désireux de découvrir l’histoire de la ville sous un nouvel angle.

Bien que conçus avant tout pour être «marchés», les guides Luxure et ivrognerie et Crimes et châtiments permettent aux lecteurs de découvrir une sans se rendre à Québec!

Crimes et châtiments

Le second guide, Crimes et châtiments: la justice à Québec au XIXe siècle, permet de découvrir les rouages du système judiciaire et les punitions infligées aux petits et grands criminels d’autrefois.

De l’arrestation jusqu’au procès, en passant par l’emprisonnement et la torture, le lecteur peut s’imaginer juré ou juge dans des causes impliquant des crimes tels que duel, vol, émeute, désertion, pillage et meurtre.

«Au cours de la seule année 1885, la prison a accueilli pas moins de 544 personnes! De ce nombre, 322 étaient incarcérées pour “conduite déréglée” (loose, idle and disorderly). Chaque année, ce sont des centaines de personnes qui sont emprisonnées dans le district de Québec.»

Ce guide vise à lever le voile sur l’histoire du crime à Québec au XIXe siècle. Il propose une visite où il est préférable de marcher droit!

Les Services historiques Six-Associés, Luxure et ivrognerie: la vie nocturne à Québec au XIXe siècle, guide, Sillery, Éditions du Septentrion, 2013, 102 pages, 10 $.

Les Services historiques Six-Associés, Crimes et châtiments: la justice à Québec au XIXe siècle, guide, Sillery, Éditions du Septentrion, 2013, 96 pages, 10 $.

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