À vrai dire, on devrait écrire «mémoires» au pluriel, puisque l’être humain en est doté de plusieurs qui sont interconnectées entre elles. un peu comme un réseau conceptuel ou Internet. Et peu importe notre âge, elles jouent toutes un rôle important puisqu’elles définissent qui nous sommes, d’où l’importance de mieux les comprendre pour les garder en excellent état.
Dans le but de faire meilleure connaissance avec nos différentes mémoires, en voici un petit exposé, basé largement sur quatre entrevues transmises au cours de l’été à l’émission radiophonique Les années lumières de Radio-Canada. L’invitée spéciale était Karen Debas, neuropsychologue au Centre de santé de l’Est de Montréal.
La mémoire à court terme
La mémoire de travail fait appel surtout aux régions frontales du cerveau et répond à nos besoins ponctuels. C’est elle qui garde les informations actives et disponibles pour une utilisation immédiate, un peu comme la «RAM» d’un ordinateur.
La mémoire à court terme nous permet de retenir jusqu’à environ 7 éléments différents en même temps, selon leur complexité (plus les éléments sont complexes, moins on peut en retenir), et ce, pendant 15 à 60 secondes. Cette mémoire est sollicitée en permanence pour saisir toutes sortes d’informations allant de la rétention d’un numéro de téléphone à un calcul mental.
Les mémoires à long terme
La mémoire à court terme est la première étape de la mémoire à long terme, dont elle sert de porte d’entrée. Toutefois, pour que ce transfert se réalise, il faut que l’information passe par trois étapes: