Sami Boudjenane: les saveurs du Maroc, c’est lui!

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Publié 01/05/2007 par Bruno de Faria-Lopes

Les saveurs du Maroc, c’est lui. Sami Boudjenane, un immigré marocain au Canada possède un parcours atypique. Aujourd’hui, après 19 ans passés loin de chez lui, il décide de faire un «cadeau aux Canadiens» en important des produits de son terroir.

C’est en se retrouvant d’un coup au chômage que l’idée se met finalement à germer. En gestation depuis déjà pas mal de temps, l’envie de se lancer dans sa propre activité trouve enfin un terreau propice. Faire de l’import export entre le Canada et sa terre natale. Mais pas n’importe quel commerce, il s’agit là de faire découvrir des produits culinaires, qui plus est une passion d’enfance.

Depuis quelques mois donc, des merveilles de la méditerranée débarquent au nouveau monde. Des épices, de l’huile d’olive, des truffes blanches.

Mais comme dirait Sami, «mon bébé c’est l’huile d’argan». L’huile est extraite de l’amendon, le fruit de l’arganier, un arbre qui n’existe qu’au sud-ouest du Maroc. Un produit totalement naturel et biologique. Les gens étant de plus en plus attirés par les produits santé «ils pourront déguster une huile aux 1001 vertus». Déjà les berbères l’utilisaient pour ses bienfaits sur la santé mais également en tant que produit de cosmétique.

Le goût est noisette et ressemble à celui du sésame grillé. Riche en vitamine E, c’est une huile monoinsaturée et polyinsaturée, qui contient donc de la «bonne graisse». Elle peut s’utiliser comme condiment et sur des mets préparés. Excellente sur les grillades, elle fait également l’affaire en accompagnant les fruits de mer et la purée. À éviter cependant, de faire frire l’huile, qui perd alors toute sa qualité.

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En ce qui concerne le marketing, Sami fabrique lui-même ses vignettes. Aux couleurs et formes exotiques, l’origine orientale des produits saute aux yeux. Figure également sur l’étiquette le label AB (Agriculture Biologique), certifié par qualité France.

Et afin de faire connaître ses produits, il organise nombre de démonstrations. Les magasins visés sont en général des épiceries fines et raffinées, dans lesquelles on peut d’ores et déjà s’approvisionner. Quelques restaurants italiens, français et plus généralement d’origine méditerranéenne proposent aussi ces nouveaux venus.

«Ça démarre lentement parce que je dois éduquer les gens à ce nouveau produit» dit-il. S’il est vrai que la communauté marocaine va grandissant à Toronto, celle-ci ne suffirait pas à elle seule à faire marcher son commerce. Une activité qui pourrait d’ailleurs le rapprocher un peu plus souvent d’un pays qui lui manque tant.

Pour plus d’informations sur le produit, s’adresser à [email protected]

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