Depuis 60 ans, les petites municipalités canadiennes peinent à obtenir des programmes adaptés à leurs réalités, affirme l’ex-député libéral René Arseneault. Entre exode rural, aides gouvernementales inadaptées et poids politique en recul, le fossé avec les grandes villes ne cesse de se creuser, selon lui.
Le phénomène est directement relié, selon René Arseneault, au fait que les programmes provinciaux et ceux du gouvernement fédéral sont souvent conçus pour favoriser le développement urbain.
Plus difficile d’obtenir des programmes d’aide en milieu rural
René Arseneault était député d’une circonscription rurale, celle de Madawaska–Restigouche dans le Nord-Ouest du Nouveau-Brunswick, lors du déclenchement de l’élection fédérale.
Après dix ans à représenter cette région sous les trois gouvernements de Justin Trudeau (élu en 2015, 2019 et 2021), l’Acadien assure qu’il est bien plus «difficile» d’obtenir des programmes de services ou d’aides en région rurale qu’en milieu urbain.

«Lorsqu’une petite municipalité de 3000 habitants veut faire une demande d’aide pour du logement abordable, comme le ferait Toronto, Montréal, Vancouver ou Moncton, celle-ci ne répond pas aux critères», affirme-t-il.