Robert Doisneau, photographe de génie

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Amateurs de photographies, passionnés d’art photographique, vous n’avez plus besoin de courir les expositions pour découvrir des chefs-d’œuvre et les .étudier à loisir, grâce à l’ouvrage que les éditions TASCHEN viennent de consacrer à Robert Doisneau.

Il deviendra votre livre de chevet, d’une qualité remarquable, et il peut remplacer bien des déplacements.

Les expositions sont certes intéressantes, mais le visiteur de celles-ci n’a guère le temps ou la possibilité d’étudier les angles choisis par l’artiste, le cadrage précis de ses sujets, les décors ambiants ou les scènes de rue originales qui peuvent servir de sources d’inspiration.

Un livre d’art photographique donne la possibilité d’avoir sous la main toutes ces occasions et de faire des comparaisons entre différentes photographies relevant du même genre. Alors, jetons un coup d’œil sur ce que nous offre Doisneau par l’entremise de son éditeur, et il a beaucoup à nous offrir et à nous enseigner.

Robert Doisneau est un photographe français né le 14 avril 1912 près de Paris, dans une famille petite-bourgeoise. Il étudie les arts graphiques à l’École supérieure des arts et industries graphiques de Paris, dont il sort en 1929 avec un diplôme de graveur-lithographe.

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En 1930, il travaille dans le studio publicitaire Ullmann. En 1931, il est engagé par André Vigneau, photographe, cinéaste, peintre et sculpteur. Avec lui, il découvre la Nouvelle Objectivité, un courant artistique (1918-1930) apparu en Allemagne.

La Nouvelle Objectivité embrasse toutes les disciplines dont la photographie qui intéresse particulièrement Doisneau. En 1934, il intègre les usines Renault comme photographe industriel. Il y restera cinq ans, renvoyé du fait de ses retards trop nombreux.

Autonomie

Doisneau tente alors de devenir photographe indépendant auprès de l’agence photographique Rapho, fondée en 1933. La Deuxième guerre mondiale interrompt ses activités qu’il reprend en 1946.

Il réalise de nombreux reportages photographiques sur des sujets variés, son milieu parisien, les provinces françaises, l’étranger (URSS, É.-U., et d’autres pays), qui paraissent dans divers magazines. Il publie une trentaine d’albums, collabore avec des écrivains dont ses photos illustrent leurs textes ou ceux-ci ses photos.

Son talent est reconnu par de nombreux prix ou des expositions. Il décède le 1er avril 1994. Il est inhumé à Raizeux, un village d’Île-de-France.

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Un livre d’art photographique

Le livre des éditions TASCHEN est un merveilleux livre d’un grand intérêt pour les amateurs d’art et d’art photographique, et pour tous les photographes qui souhaitent améliorer leur talent. Cet ouvrage donne la possibilité d’examiner et d’étudier de près plus de 400 photographies magnifiquement présentées.

«Résumé en images d’une carrière spectaculaire, cet hommage présente les clichés les plus aimés de Doisneau et des photographies moins connues, parfois inédites, qui saisissent avec délice « les gestes ordinaires de gens ordinaires dans des situations ordinaires ». Les nombreuses citations qui courent tout au long des pages instaurent un dialogue entre les photographies, le lecteur et le photographe lui-même, mettant des mots sur la sensibilité, le sens de l’humour et la chaleur humaine qui caractérisent ses photos.» (Éditeur)

Quand on sait que les archives de Doisneau comptent quelque 450 000 photographies, on se fait une idée du travail de l’auteur de l’ouvrage. Les photographies présentées sont classées en cinq catégories: La jeunesse, La guerre, La soif d’images, Les années laborieuses, La consécration. Les textes d’accompagnement sont en français, anglais, allemand.

Les sujets sont extrêmement variés, scènes de rue, scènes d’intérieurs, portraits, paysages urbains, etc. Ce sont des documents historiques sur ce qui se passait à l’époque, coutumes, habillement, attitudes sociales. C’est l’occasion d’examiner les cadrages, les choix amusants ou surprenants, les plans d’une photo, la composition générale ou particulière d’une œuvre. C’est à la fois un livre d’études et de distractions.

Le baiser

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Doisneau ne s’en cache pas. Si certaines photos sont prises sur le vif, le photographe s’étant placé au bon endroit au bon moment, d’autres photos sont des compositions, soigneusement élaborées.

Doisneau se sert de son appareil photo comme un peintre de son pinceau. Mais si le peintre peut retoucher son travail, Doisneau doit composer le tableau parfait qu’à l’époque il ne pourra retoucher.

Il réalise plusieurs photos avec son concierge, plein de bonne volonté. Le Baser de l’hôtel de ville est du même genre.

«Il s’agit d’une scène posée réalisée dans le cadre d’un travail de l’auteur pour le magazine Life avec la complicité des deux protagonistes, étudiants en théâtre. Robert Doisneau les avait rencontrés dans un café parisien et, les ayant vus s’embrasser, leur avait proposé une séance de prise de vue en pleine rue, moyennant une rétribution de 500 FF. L’identité des deux protagonistes fut longtemps inconnue, y compris de l’auteur lui-même.» (Wikipédia)

«Toute ma vie je me suis amusé, je me suis fabriqué mon petit théâtre» de dire Doisneau. Avec ce superbe ouvrage, on peut assister au petit théâtre du photographe, un théâtre plein de merveilles et de surprises.

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