Retour en force des comédies italiennes

4e Festival du cinéma contemporain italien

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Du 12 juin dernier au 20 juin prochain se tient à Toronto, Vaughan, Hamilton, Montréal, Québec et Saint-Léonard (Qc), le quatrième Festival du cinéma contemporain italien, qui présente plus de 50 longs et courts-métrages issus de la communauté transalpine, locale et émigrée.

La programmation de cette édition, toujours agrémentée des classiques fictions mafieuses et de quelques documentaires, offre cependant cette année une grande place aux comédies.

Le cinéma italien reviendrait-il enfin à ce genre qui fit son grand succès populaire des années 50 à 70? Qui a oublié les chefs-d’œuvre de cette époque, qui permirent aux Italiens d’exporter leurs plus grandes stars (Marcello Mastroianni, Ugo Tognazzi, Vittorio Gassman, Sophia Loren, Monica Vitti…) dont les histoires faisaient rire aux larmes tout en évoquant des sujets de société plutôt sérieux?

La France ne s’y trompa d’ailleurs pas en produisant toute une série de ces films, et en combinant allègrement les comédiens et réalisateurs des deux pays pendant plus d’une trentaine d’années, donnant ainsi naissance à quelques grands classiques tels que La Cage aux Folles, Don Camillo, ou encore Le Fanfaron.

Avec pas moins de onze films du genre, la comédie s’offre donc la part du lion et tous les gouts y seront satisfaits. Chaque film répond aux critères du genre en nous faisant rire et réfléchir à la fois, souvent de manière subtile et habilement amenée.

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Nous avons retenu La faute à Freud (Tutta Colpa di Freud) qui nous présente au charmant Francesco Tamarelli, psychanalyste cinquantenaire qui s’occupe avec passion de trois patientes non officielles ayant des déboires bien différents dans leurs vies amoureuses.

Marta est tombée amoureuse d’un sourd muet qui vole des livres dans sa librairie. Emma, 18 ans, sort avec un architecte de 50 ans en soi-disant instance de divorce. Et Sara, lesbienne, vient de se faire quitter par sa énième partenaire juste après l’avoir demandée en mariage.

Francesco doit aussi gérer sa propre vie amoureuse, et ses propres vues sur une mystérieuse «inconnue au chien» qu’il croise tous les jours. Il n’en a malheureusement pas beaucoup le temps car ses patientes sont… ses trois filles… Entre gestion de son rôle de père et de sa qualité d’homme, Francesco nous emmène dans un voyage souvent hilarant, mais pourtant bien proche de la réalité, qui ne laissera insensibles ni les femmes ni les hommes.

Sous une bonne étoile (Sotto una buona stella), un des films de clôture du festival réalisé par Carlo Verdone (Manuel d’amour, La Grande Belezza) est également à recommander pour la manière dont il portraie avec humour le passage d’une famille dysfonctionnelle à travers plusieurs crises simultanées.

Federico Picchioni s’est séparé de sa femme il y a longtemps, la laissant avec deux enfants en bas âge. Sa réussite professionnelle lui a donné les moyens de soutenir les siens financièrement, mais ils ne lui ont jamais pardonné son absence physique et émotionnelle.

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Le décès soudain de son ex-femme, conjugué à un scandale financier, changent son quotidien de manière radicale en le forçant à réduire son train de vie et à emménager avec ses enfants. La cohabitation s’avère bien difficile, et les choses ne s’arrangent pas quand une ravissante nouvelle locataire emménage dans l’appartement d’à côté.

Bien sûr d’autres films sont encore à l’affiche jusqu’au 20 juin et méritent le détour si l’humour à l’italienne vous inspire.

Loin de moi (Stai lontana da me), le second film de fermeture du festival, contant les déboires amoureux d’un conseiller matrimonial qui n’arrive pas à avoir une relation stable.

La comédie noire Zoran, mon neveu simplet (Zoran, il mio nepote scemo) ou Paolo, un ivrogne désabusé, se découvre un neveu de 16 ans un peu particulier, mais possédant le don d’être fabuleusement doué aux fléchettes, qu’il doit héberger et en qui il commence à nourrir de grands espoirs de richesse et célébrité.

Le coup du pingouin (La mossa del pinguino), sorte d’Apprentis Champions italien qui devrait bien faire rire les canadiens, en contant les déboires de Bruno, qui décide de monter une équipe de curling à Rome pour participer aux jeux olympiques de Turin en 2006.

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Ou encore Un parrain dans la cuisine (Un boss in salotto) où Cristina, avec une vie parfaite dans une petite ville du nord de l’Italie, doit accepter que son frère maffieux vienne purger sa peine à domicile chez elle, et voir sa routine familiale chamboulée.

Deux films à éviter toutefois: 2047: Sights of Death et The Big Fat Stone qui sont tellement inintéressants que vous vous en voudrez probablement d’avoir perdu ces quelques heures de votre vie à jamais.

Renseignements

Festival du film contemporain italien: du 12 au 20 juin 2014 au TIFF Bell Lightbox de Toronto et au cineplex Colossus de Vaughan.
www.icff.ca

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