Un premier refuge pour baleines en Amérique du Nord

baleines, refuge, Nouvelle-Écosse
Des épaulards. Photos: captures d'écran d'une vidéo du Whale Sanctuary Project
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C’est à Sherbrooke, dans le comté de Guysborough en Nouvelle-Écosse, que le centre d’opérations de l’ONG à but non lucratif Whale Sanctuary Project a ouvert ses portes, fin octobre. L’ONG prévoit d’ouvrir le premier refuge pour baleines en Amérique du Nord.

Le centre servira de bureau pour l’ONG et de centre d’information ouvert à tous.

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Les limites du refuge voulu par le Whale Sanctuary Project à Port Hilford, qui serait 100 fois plus grand que le plus grand aquarium des parc aquatiques.

Un enclos sous-marin pour les baleines

Le centre a été inauguré par Arthur Leblanc, le gardien de connaissances mi’kmaw de la communauté Paq’tnekek Kerry Prosper, ainsi que le sénateur Wilfred Moore.

L’ONG prévoit d’ouvrir le premier refuge pour baleines en Amérique du Nord à Port Hilford, non loin de Sherbrooke.

Selon les plans, ce refuge mesurera 40 acres, délimités par un enclos sous-marin. Les baleines pour lesquelles le refuge est destiné seraient principalement des bélugas et des épaulards issus de parcs aquatiques.

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L’accueil de dauphins et autres cétacés est également envisagé.

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Le point rouge sur la carte Google: Port Hilford en Nouvelle-Écosse.

Des baleines qui ne survivraient pas en liberté

La construction du refuge est prévue pour l’année prochaine, ce qui permettrait d’accueillir les premières baleines en 2023, si les gouvernements provinciaux et fédéraux lui accordent les permissions nécessaires.

Le refuge pourrait accueillir jusqu’à huit bélugas qui, du fait de leur temps en captivité, ne pourraient pas survivre à l’état naturel.

D’après l’ONG, Port Hilford est optimal. Sa localisation offre une protection naturelle contre les intempéries et les courants. Les fortes marées dans la région évacueraient les excréments des baleines.

D’après l’administration de la municipalité, la population locale serait favorable au projet. On souligne également les emplois et autres retombés économiques que le refuge pourrait engendrer.

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Des bélugas.

Besoin de 20 millions $

Il faut néanmoins que l’ONG puisse lever 20 millions $ pour la construction du refuge. Ce dernier inclura une clinique vétérinaire et un centre d’interprétation. Les coûts opérationnels du refuge sont évalués à 2 millions $ annuellement.

Le groupe ne cherche pas de soutien gouvernemental, il compte plutôt sur de grands donateurs. Une campagne de financement est également en cours.

En plus d’œuvrer pour la création du refuge, l’association désormais basée en Nouvelle-Écosse partage un nombre important d’articles et de vidéos en lien avec ces mammifères marins sur son site internet. Des plans détaillés et des descriptifs techniques du refuge sont disponibles.

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Spectacle d’épaulards dans un parc aquatique.

Marineland à Niagara: l’exception

Il est estimé que plus de 200 bélugas et 50 épaulards vivent en captivité dans le monde.

Le gouvernement du Canada a interdit en 2019 la reproduction et le maintien en captivité des cétacés. Mais cela ne s’applique pas aux plus de 40 bélugas et à l’épaulard déjà en captivité au parc Marineland de Niagara. C’est le seul lieu au Canada où les baleines sont en captivité.

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Il n’existe actuellement qu’un seul autre refuge pour baleines dans le monde. Établi par l’organisme Sea Life Trust, il se situe dans les îles Westman en Islande. Il a accueilli ses deux premières baleines en 2019.

L’endroit peut contenir une dizaine de cétacés.

Le refuge prévu à Port Hilford et le refuge actuel des îles Westman seraient donc les deux seuls dans le monde où les baleines ayant vécu en captivité pourraient retrouver un environnement adéquat à leurs besoins naturels.

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