Réflexion sur l’homme avec un petit h

À la librairie Mosaïque

Jean Boisjoli et Didier Leclair à la librairie Mosaïque.
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Qu’est-ce que l’identité ?  Qu’est-ce que l’appartenance ?

Voilà les questions que se posaient les écrivains Jean Boisjoli (La Mesure du temps) et Didier Leclair (Pour l’amour de Dimitri) dans une discussion passionnante à la librairie Mosaïque jeudi dernier.

Organisée à l’occasion de la Journée des librairies indépendantes, cette rencontre était l’occasion de revenir sur ce qui fait le Canada et ses citoyens.

Jean Boisjoli le rappelle, le Canada est une terre d’immigration avec toutes les thématiques qui vont avec.

Ce qui marque dans cette discussion, ce sont les rapprochements possibles entre l’appartenance à une terre et l’appartenance à une personne.

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L’ouvrage de Jean Boisjoli tourne autour de Bernard, un homme du monde dans la soixantaine qui retourne dans sa ville natale de Saint-Boniface (Manitoba) accompagnée d’une ancienne maitresse.  Bernard a vécu dans de nombreuses villes différentes. À cause de cela, il ne ressent pas une appartenance particulière à ces villes.

Jean Boisjoli fait référence à Gabrielle Roy en reprenant une citation lue dans La détresse et l’enchantement: «Quand donc ai-je pris conscience pour la première fois que j’étais, dans mon pays, d’une espèce destinée à être traitée en inférieure.»

Pour Jean Boisjoli, la réflexion sur l’identité, c’est aussi une réflexion sur la particularité canadienne, ou l’appartenance au pays n’est pas tout le temps évidente.

Il parle de sentir étranger avant de se sentir inférieur, car il n’a jamais réussi à appartenir à un seul endroit.

Contrairement à La Mesure du temps, Pour l’amour de Dimitri ne parle pas du territoire mais de la famille.

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Rodney et Adrian, les deux personnages au centre de l’histoire, sont un père et un fils qui ont une mauvaise relation. Rodney cherche à se séparer de l’image de son père. De la même manière, Adrian, un alcoolique, n’arrive pas à se détacher de l’identité qui lui est accordée. Tous deux cherchent à s’émanciper.

Dans ces deux romans, l’image renvoyée par les autres peut empêcher quelqu’un de s’affirmer. Surtout, les traumatismes vécus par les personnages sont vus comme des obstacles, avant de devenir des moyens de trouver sa propre identité.

Il y a dans les deux oeuvres une volonté de se chercher, même si on n’a pas toutes les réponses.

Appartenir et s’identifier, c’est donc comprendre ce que l’on est, voir ce que l’on veut être. DSC_2036

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