Reconnaissance et réconciliation avec les Premières Nations au solstice d’été

Cérémonie matinale à l'Hôtel de Ville et festival au Fort York

Cérémonie du solstice d'été en face de l'Hôtel de Ville le 21 juin.

Cérémonie du solstice d'été en face de l'Hôtel de Ville le 21 juin.


22 juin 2017 à 10h00

Des représentants des Premières Nations ont célébré le matin du 21 juin la levée du soleil du jour le plus long de l’année, le solstice d’été, à la place Nathan Phillips en face de l’hôtel de ville de Toronto, en présence du maire John Tory et de quelques centaines de citoyens.

Le 21 juin est aussi la Journée nationale des Autochtones, qui donne le coup d’envoi des festivités de Canada en fête incluant la Saint-Jean-Baptiste (24 juin), la Journée canadienne du multiculturalisme (27 juin) et la fête du Canada (le 1er juillet).

La cérémonie de l’Hôtel de Ville, qui lançait un weekend de concerts et d’activités autochtone au Fort York, se voulait une occasion spéciale de souligner le patrimoine unique dans laquelle tous les Canadiens peuvent puiser une inspiration.

Nouveaux drapeaux à la place Nathan Phillips.
Nouveaux drapeaux à la place Nathan Phillips.

Cinq drapeaux

C’était aussi l’occasion d’observer les réalisations remarquables des Premières Nations et d’ajouter une pierre à l’édifice de la réconciliation.

«Je ne voudrais pas qu’on oublie la voix des Autochtones pendant le 150e, le fait d’avoir planté nos drapeaux ici et le fait qu’ils resteront à cette place de façon permanente est un début», a déclaré le chef Stacey Laforme de la première nation des Mississaugas de New Credit.

En effet, cinq nouveaux drapeaux flottent au-dessus de la place Nathan Phillips, ceux des premières nations des Mississaugas de New Credit, Six Nations, Hurons-Wendat, Métis, et Inuit Tapiriit Kanatmi.

Le maire John Tory a reconnu qu’«il faut rectifier les erreurs du passé, et cela commence par l’éducation et les programmes scolaires. Ces cinq nouveaux drapeaux vont nous rappeler qu’il y a encore des choses à réaliser et des choses à terminer.»

Pour le maître de cérémonie Steve Teekens, directeur général de Na-Me-Res, un refuge pour les hommes aborigènes sans-abri de Toronto, la foule de ce 21 juin 2017 est la plus importante depuis que cette tradition a été inaugurée il y a quatre ans.

Le maire John Tory et des chefs autochtones.
Le maire John Tory et des chefs autochtones.

Au Fort York

C’est ensuite au Fort York que cette Journée des autochtones s’est déroulée. En marge des concerts et des spectacles de danse traditionnelle du festival des arts autochtones, on y trouvait de nombreux stands à visée éducative, ainsi que des ateliers de médiation.

Beaucoup d’élèves d’écoles de la région ont participé au pow-wow.

Pour Larry Ostola, directeur des services des musées et du patrimoine de Toronto: «il y a au Canada toute une richesse en termes de patrimoine et d’histoire qui n’est pas tellement connue. Aujourd’hui est une façon de reconnaître ces richesses culturelles et une façon d’exposer le grand public à ces traditions.»

«Nous avons misé sur la présence des groupes scolaires pour les introduire à notre histoire. Les représentants de plusieurs Premières Nations ont aussi l’occasion de vivre cette expérience, et nous travaillons de concert avec eux pour réaliser cette programmation», nous explique-t-il.

«Il y a peut-être 30 à 40 000 autochtones à Toronto, il ne faut pas les oublier.»

autochtones

Réconciliation

En plus de ce festival, la province a commandité le Réseau de télévision des peuples autochtones (APTN) afin qu’il puisse couvrir les événements autochtones dans huit villes.

Toronto est situé sur des territoires ayant une histoire très ancienne. Même si, pendant plus d’un siècle, les objectifs de la politique canadienne étaient d’ignorer les droits des Autochtones et parfois même de pratiquer un «génocide culturel», c’est aujourd’hui les mots reconnaissance et réconciliation qui sont sur toutes les lèvres.

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