Ralliement citoyen pour le bilinguisme officiel de la capitale

La FESFO au front. (Photo: Jean-Philippe Héroux)
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Ce mercredi 31 mai, plus de 1000 personnes se sont mobilisées pour défiler dans les rues d’Ottawa jusqu’à l’Hôtel de Ville, pour crier au maire Jim Watson: «Qu’est-ce qu’on veut? Ottawa Bilingue!»

Orchestrée par l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO), la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO), le regroupement des étudiants franco-ontariens (RÉFO) et les organismes partenaires de l’initiative #OttawaBilingue, cette marche avait pour objectif de convaincre le maire Jim Watson d’opter pour le bilinguisme officiel à Ottawa – la capitale nationale du pays – en cette année de célébration du 150e de la Fédération Canadienne.

Devant l'hôtel de ville d'Ottawa. (Photo: Jean-Philippe Héroux)
Devant l’hôtel de ville d’Ottawa. (Photo: Jean-Philippe Héroux)

Projet de loi privé

Au même moment, la députée lilérale provinciale d’Ottawa-Vanier, Nathalie Des Rosiers, déposait à Queen’s Park un projet de loi privé visant à «reconnaître le caractère bilingue» de la Ville d’Ottawa «en incluant le règlement actuel sur le bilinguisme d’Ottawa ainsi que la politique linguistique de la municipalité dans la Loi sur la ville d’Ottawa».

Mais le maire Watson (un ancien ministre libéral provincial) n’a pas bronché. Sa réponse n’a pas tardé à venir, via son attaché de presse, Livia Belcea: «le projet de loi proposé n’aura aucune incidence sur notre règlement municipal et notre politique de bilinguisme, car nous fournissons déjà des services en français et en anglais».

Curieusement, c’est aussi l’argument de Mme Des Rosiers et de plusieurs promoteurs du bilinguisme officiel: ça se fait déjà, c’est symbolique, ça ne coûtera pas plus cher…

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Un bon millier de francos dans les rues d'Ottawa. (Photo: Jean-Philippe Héroux)
Un bon millier de francos dans les rues d’Ottawa. (Photo: Jean-Philippe Héroux)

Comme pour Montfort

Plus tard en soirée avait lieu un deuxième ralliement citoyen à l’auditorium de l’école secondaire publique De La Salle, en présence de plusieurs leaders anglophones et francophones, dont Carol Jolin, le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Diane Doré, conseillère scolaire au sein du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est, Soukaina Boutiyeb, de l’ACFO-Ottawa, le Dr Bernard Leduc, pdg de l’Hôpital Montfort.

Ce dernier a rappelé le grand ralliement S.O.S. Montfort du 22 mars 1997, dont on a récemment célébré le 20e anniversaire, et qui n’avait pas immédiatement porté fruit. «Ne jamais rendre les armes», a-t-il précisé, «car il a fallu se battre durant cinq ans pour sauver Montfort!»

«En cette année du 150e anniversaire de la Fédération canadienne, les francophones de l’Ontario souhaitent que leur capitale adhère à cette valeur fondamentale du pays qu’est le bilinguisme», a insisté M. Jolin, qui  «lève son chapeau» à Nathalie Des Rosiers pour son projet de loi. «L’AFO appuie cette initiative et demande aux parlementaires de l’adopter dans les plus brefs délais.»

Parmi les nombreuses personnalités qui appuyaient la cause, on retrouvait Madeleine Meilleur, l’ex-ministre aux Affaires francophones de l’Ontario, récemment nominée controversée au poste de commissaire aux langues officielles du Canada.

L'historien et auteur Yves Breton, Diane Doré, conseillère scolaire au sein du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est, et l'ex-ministre Madeleine Meilleur, dont la récente nomination au poste de commissaire aux langues officielles du Canada reste controversée.
L’historien et auteur Yves Breton, Diane Doré, conseillère scolaire au sein du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est, et l’ex-ministre Madeleine Meilleur, dont la récente nomination au poste de commissaire aux langues officielles du Canada reste controversée.

Bonjour Jim Watson

La soirée, entrecoupée de prestations musicales et humoristiques d’artistes locaux, a donné la voix aux leaders francophones qui se sont tous adressés au maire Watson afin que ce dernier élève son règlement actuel sur le bilinguisme des services municipaux (adopté en 2001) au rang de politique de bilinguisme officiel inscrite dans la Loi provinciale.

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Le bilinguisme officiel permettrait de préserver les services en français pour les générations futures et de reconnaître l’égalité du français et de l’anglais au sein de la capitale, fait-on valoir.

«Comme nous l’avons fait pour Montfort, il est important que les francophones et les anglophones s’unissent pour réaffirmer qu’Ottawa est une ville inclusive qui valorise sa diversité par des actions concrètes», a déclaré le nouveau président de la FESFO, Pablo Mhanna-Sandoval.

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