Raconter Welland à travers l’école Confédération

Diane Dubois a l’histoire dans le coeur

Double héritage – double effort
Diane Dubois devant l'école Confédération, à Welland, dont elle raconte l'histoire dans Double héritage – double effort.
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On l’a assez dit il y a trois ans: les francophones sont en Ontario depuis 400 ans! Il y a des centaines d’histoires sur le développement de toutes les communautés franco-ontariennes. Personnellement, j’ai toujours aimé celle de Welland dont l’originalité et la résilience m’a toujours interpellée.

Donc il n’est pas surprenant que certaines histoires revêtent une importance personnelle pour certains membres de ces communautés. C’est cet attachement qui a mené Diane Dubois à écrire un livre.

Vous connaissez Diane Dubois surtout comme vice-présidente associée du Collège Boréal dans le Centre-Sud. Vous connaissez ses contributions aux institutions francophones dans la région de London. Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que Diane est native de Welland et qu’elle a eu un fauteuil d’orchestre à une des réalisations clés de l’éducation publique franco-ontarienne.

Double héritage – double effort
Diane Dubois a produit une chronologie de l’évolution de l’éducation de langue française en Ontario depuis l’avant-Confédération.

Grande aventure

En effet, Diane vient de publier Double héritage – double effort, un livre qui raconte la grande aventure de la création de la première école secondaire publique de langue française en Ontario. Cette école, qui a vu le jour à Welland en 1968, est le fruit d’une lutte acharnée de la communauté francophone de cette région dont les origines remontent à la Première Guerre mondiale.

Je défie qui que ce soit de ne pas apprendre quelque chose en la lisant. Je recommande fortement que les pages 12, 13 et 14 de ce livre soient extraites, laminées et collées aux murs de tous ceux et celles qui travaillent de près ou de loin dans le dossier de l’éducation. Oui, oui, même les journalistes.

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«Je voulais ajouter un morceau d’histoire sur le Centre-Sud, dont on parle moins, mais qui a néanmoins contribué énormément aux réussites plus récentes en matière d’éducation en langue française en Ontario», indique Diane Dubois.

50e anniversaire

L’école secondaire publique Confédération a accueilli ses premiers élèves le 3 septembre 1968. Elle fêtera ses 50 ans le 5 mai prochain lors d’une journée de célébration. Deux petites phrases qui résument mal les efforts d’une communauté pendant des décennies.

Diane en fait le récit de façon à la fois sobre et attachante, sans négliger les faits et le contexte. Elle dépeint une communauté tissée serrée qui a persévéré auprès des autorités scolaires locales anglophones et le ministère de l’Éducation. Savez-vous que Bill Davis était ministre de l’Éducation de 1962 à 1971, sous le Premier ministre John Robarts ? Que les deux ont approuvé la création de l’école Confédération ? Eh oui, des Conservateurs…

Diane ajoute: «En dépit du fait que notre objectif était une école secondaire publique, les congrégations religieuses locales nous ont beaucoup appuyés et ont sérieusement contribué à la réussite du projet, ainsi que le conseil scolaire anglophone.»

Double héritage – double effort
Le logo original de l’école Confédération date de son ouverture et a été créé par les élèves eux-mêmes. Gilles Labbé a remporté le concours pour la devise DOUBLE HÉRITAGE – DOUBLE EFFORT. Léo Maurice a obtenu un prix pour la conception de l’écusson, utilisant l’acronyme de l’école et le trillium, la feuille d’érable et la fleur de lys pour symboliser les appartenances historiques et linguistiques.

Pas d’acrimonie

«Il est important de noter que cette aventure», renchérit-elle, «ne s’est pas passée dans une atmosphère d’acrimonie entre les factions linguistiques et confessionnelles. Nous n’avons pas vécu les crises scolaires qui ont eu lieu dans d’autres régions de la province.»

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Diane est elle-même diplômée de l’école secondaire publique Confédération, cohorte de 1974. Elle en est fière. Les célébrations du 5 mai seront cependant teintées d’un peu de nostalgie: le Conseil scolaire Viamonde va démolir l’édifice original pour construire une école qui regroupera les paliers pré-scolaire, élémentaire et secondaire.

«C’était donc le moment ou jamais d’écrire ce livre, que je porte en moi depuis longtemps», révèle-t-elle.

Son mot de la fin, empreint d’amour: «Mes parents et le reste de ma famille étaient très impliqués dans cette démarche et je tenais tellement à rendre hommage à leurs efforts et à leurs convictions. Cela me tient à cœur depuis toujours.»

Si vous désirez vous procurer un exemplaire de ce livre, veuillez communiquer avec l’auteur directement à [email protected]

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