Qui a tué le Premier ministre suédois Olof Palme?

Jan Stocklassa a pris le relais de Stieg Larsson

Jan Stocklassa (à g.), La folle enquête de Stieg Larsson (à d.), sur la trace des assassins d’Olof Palme, essai traduit du suédois par Julien Lapeyre de Cabanes, Paris, Éditions Flammarion, 2019, 446 pages, 34,95 $.
Partagez
Tweetez
Envoyez

Olof Palme a été Premier ministre de la Suède du 14 octobre 1969 au 8 octobre 1976, puis du 8 octobre 1982 au 28 février 1986, jour de son assassinat dans les rues de Stockholm.

L’écrivain Stieg Larsson a consacré une partie de sa vie à tenter de résoudre l’énigme de ce meurtre. Ses recherches l’ont poussé à écrire la trilogie Millenium qui s’en inspire et qui s’est vendue à plus de 80 millions d’exemplaires à travers le monde.

Le journaliste Jan Stocklassa a passé huit ans à fouiller les archives de Stieg Larsson, décédé en 2004, et à approfondir le sujet pour finalement publier La folle enquête de Stieg Larsson, sur la trace des assassins d’Olof Palme. Les archives consultées remplissent 250 mètres d’étagères.

Une enquête qui dure depuis 30 ans

L’enquête dure sans interruption depuis plus de trente ans. Quelque 10 225 personnes ont été entendues au moins une fois et plus de 130 personnes ont avoué avoir commis le meurtre.

Jan Stocklassa ne fournit aucune preuve définitive de la culpabilité ni de la complicité de quiconque. Sa contribution est maintenant entre les mains des enquêteurs suédois.

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Si tout se passe bien, Stocklassa croit qu’il sera possible d’ici un an ou deux de prononcer cette phrase longtemps imprononçable: «On a arrêté l’homme qui a tué Olof Palme.»

Commerce d’armes avec l’Afrique du Sud

La monumentale documentation consultée par Stocklassa permet d’établir un lien entre le meurtre d’Olof Palme et la mort accidentelle ou criminelle de 19 personnes soupçonnées de mobile ayant trait au commerce d’armes avec l’Afrique du Sud.

Or, «trente ans de théories, d’hypothèses et de contre-hypothèses n’ont rien arrangé: le petit noyau dur des faits est tout entier recouvert d’une sombre couche de présomptions et de mensonges».

L’essai de Jan Stocklassa se lit comme un thriller, car enquêter sur le meurtre d’Olof Palme est comme une drogue, même trente ans plus tard. Cela demeure peut-être le cas parce que la piste de l’extrême droite n’intéressait pas encore les enquêteurs…

Partagez
Tweetez
Envoyez
l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur