Quelle sorte de poulet mangez-vous?

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Lorsque vous allez au restaurant pour un dîner gastronomique, vous vous attendez à recevoir exactement ce que vous avez commandé.

Mais que se passerait-il si le restaurant ou ses fournisseurs avaient remplacé votre espadon pour un produit moins dispendieux tel que le tilapia, sans vous le dire? Les produits peuvent avoir un goût et une apparence semblables, vous induisant en erreur sur le produit pour lequel vous avez réellement payé.

Le même problème peut se manifester avec la volaille. Les consommateurs et les importateurs qui s’attendent à faire l’achat de poulets frais, élevés par des producteurs de poulets canadiens pourraient potentiellement être trompés et acheter de la viande provenant de poules pondeuses plus âgées (communément appelé volailles de réforme), des sous-produits de la production d’œufs.

Tandis que les poulets à frire sont élevés pour la consommation de viande et les plus fréquemment retrouvés dans les comptoirs des viandes, les volailles de réforme quant à elles seront également traitées lorsque leur productivité pour la ponte d’œufs diminuera.

Leur viande, qui peut être moins tendre et au goût plus prononcé, est utilisée dans les traitements de produits transformés comme les soupes, les galettes, les croquettes ou les produits de charcuterie.

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Plus grave encore, la viande provenant de volailles de réforme pourrait présenter un risque pour les personnes souffrant de graves allergies aux œufs, si celle-ci était étiquetée incorrectement.

Le poulet d’élevage qui entre au Canada est soumis à des contrôles d’importations et à des contingents tarifaires. Toutefois, ces contrôles n’existent pas pour la volaille de réforme, donnant lieu à un potentiel élevé de déception. Jusqu’à tout récemment, il n’y avait aucune analyse de l’ADN qui permettait de faire la différence entre les deux.

On croit qu’il s’agit d’un problème qui réduit la contribution à l’économie de l’industrie canadienne du poulet par une perte estimée de 500 millions $ annuellement en ventes, en emplois et en contributions au PIB. L’entreprise Sterisense, qui se spécialise en service d’analyse de l’ADN, croit pouvoir offrir une solution.

Sterisense avait déjà travaillé sur des analyses de l’ADN avec les épiceries et les restaurants. En 2012, à la suite d’une rencontre avec les usines canadiennes de transformation de la viande, on a demandé à son président Geoff Lumby s’il croyait qu’il serait possible de faire un test avec la volaille de réforme.

Il s’est alors joint à un partenariat fructueux avec les chercheurs du Natural Resources DNA Profiling and Forensics Centre de l’Université de Trent pour entreprendre ce projet. Bien que ce projet soit toujours au banc d’essais, les résultats sont encourageants.

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Les Producteurs de poulet du Canada (PPC) et les usines canadiennes de transformation de la viande exercent des pressions depuis plusieurs années au sujet du problème de la viande de volaille mal étiquetée, et ils sont optimistes à l’idée que ce test soit la solution recherchée.

M. Lumby, les scientifiques de l’Université de Trent, les PPC et autres représentants de l’industrie ont rencontré des représentants du gouvernement fédéral pour faire la démonstration de leurs découvertes et travaillent maintenant à une validation plus approfondie des tests.

Cela comprendra travailler avec des entreprises américaines légitimes pour procéder à des échantillons à l’aveugle, afin de s’assurer que le test fait la distinction entre les deux types de viande avec exactitude et fiabilité.

Yves Ruel, gestionnaire de commerce et des politiques pour les PPC, indique que le prochain défi consistera à déterminer la façon dont les tests seront mis en œuvre.

« Il s’agit d’une technologie qui intéresse l’industrie et les consommateurs », ajoute M. Lumby. « Les tests élimineront les risques de faire l’achat de produits frauduleux, et donneront aux consommateurs une assurance accrue quant à savoir que le produit qu’ils achètent est bien celui pour lequel ils paient. »

(source: AgInnovation Ontario)

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