Quarante-trois souvenirs d’enfance

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Les Éditions David (Ottawa) sont responsables de deux concours visant à inciter la population francophone de l’Ontario à prendre plaisir à lire et à écrire en français. Le concours «Mordus des mots» s’adresse aux jeunes, le concours «Pour se raconter» vise les adultes. Ces derniers étaient invités à écrire un court récit sur leurs Souvenirs d’enfance et le résultat est un recueil réunissant 43 des 100 textes soumis.

Dans le cadre de ce concours, des ateliers d’écriture ont été offerts dans des bibliothèques publiques et des centres culturels par des auteurs professionnels, sous la direction de Michèle Vinet.

Sept des textes retenus proviennent du Nord, onze du Sud et 25 de l’Est. Ils ont été regroupés sous les sous-thèmes suivants: Le bon vieux temps, L’école, Premières expériences, Vie communautaire, La famille, Les grands-parents, Drames et déracinements.

Un des huit textes provenant de Toronto est signé par Daniel Pokorn qui raconte son stage en Angleterre à titre de meilleur élève d’anglais du lycée Étienne-Mimard (France). La Torontoise Sophie Antoine, elle, raconte un cas d’intimidation survenue dans une école catholique en France, vingt-cinq ans passés. Hier comme aujourd’hui, les jeunes suivent malheureusement des lois cruelles.

Outre la France, les pays d’origine de certains auteurs de ce recueil incluent Haïti, la Bulgarie, le Liban, la Roumanie et les États-Unis. Kalinka Petrova Krasteva (Bulgarie/Toronto) décrit les plaisirs de son enfance en hiver: «Seul l’écho des collines, répétant nos rires et nos cris de surprise, nous accompagnait dans cette descente dans la neige.»

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Un titre dans la table des matières a attiré mon attention. Il s’agit du texte d’Aurélie Emma Kamayah (North York), intitulé Le premier livre. On devine que l’auteure est née d’un père mauricien et d’une mère irakienne. Elle raconte comment la petite Emma a écrit sa première histoire dès l’âge de neuf ans. Le récit que signe Aurélie Kamayah est le cadeau offert à son frère Sébastien pour son 29e anniversaire.

Pour les gens de Sudbury, le Moulin à Fleur a été le quartier des Renaud, Proulx, Desmarais, Duhamel, Campeau, Saint-Germain, Bradley, Ricard, Hébert, Filipeau, Malette et Boucher. Robert Renaud y fait écho dans Le but mémorable, un récit qui rappelle à quel point une simple équipe de hockey en 1958 a été une porte ouverte sur la vie: «esprit de groupe, persévérance, réussite redéfinie, ouverture au monde extérieur et incitation à la performance».

Carole Larocque (Alexandria) signe un des textes les plus savoureux de ce recueil. Avec une pièce de cinq cennes (titre du récit), l’enfant Carole achète «trois boules noires, une lune de miel, une pipe en réglisse et quelques négresses en jujube» qu’elle échange en partie pour… des retailles d’hosties!

Le texte n’est pas savoureux à cause de ces gâteries, mais bien en raison de la complicité entre la grand-mère et Carole. Cette complicité a donné un sens à «l’amitié, le partage, l’appréciation, la confiance, l’honnêteté, la débrouillardise» qui caractérisent aujourd’hui Carole Larocque.

Les textes de Pour se raconter 1 sont tour à tour tendres et amusants, parfois dramatiques et souvent nostalgiques. Cela ne surprend pas en raison du thème qui porte sur un passé qui remonte à trois, quatre ou cinq décennies. Il s’agit du premier recueil d’une série qui devrait en compter plusieurs autres.

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