Promouvoir le «son» franco-ontarien avec l’APCM

Partagez
Tweetez
Envoyez

Publié 20/05/2014 par Magalie Homo

«Il y a un marché à prendre du côté de la musique franco-ontarienne: on est de plus en plus diversifié en Ontario. On a une offre qui touche le rap, le rock, la pop… c’est super varié comme musique».

C’est pour cette raison que l’Association des professionnels de la chanson et de la musique (APCM), en plus de rassembler les artistes et leur fournir de la formation, est aussi un distributeur de musique.

L’Association possède sur son site internet une fonction permettant de commander des CD ou d’acheter directement sur iTunes.

L’objectif n’est pas tant de devenir une boutique de musique en ligne que «de répondre à un besoin de la communauté», selon la directrice générale Nathalie Bernardin.

Musique en ligne

Par exemple, Cœur de pion, le nouvel album du chanteur d’Ottawa Le R, que L’Express a rencontré récemment, sera téléchargeable en ligne sur le site de l’APCM. On retrouve aussi d’autres chanteurs comme Flo et son nouvel album Bâtir pour établir, disponible uniquement sur le net et gratuitement via la plateforme musicale de l’asso.

Publicité

L’APCM promeut ainsi environ 150 artistes en Ontario et dans l’Ouest canadien annuellement.

«Plusieurs de nos artistes membres sont disponibles sur iTunes, mais pas tous ont un produit à offrir, pas tous ont pris le virage numérique, alors que d’autres ont déjà plusieurs albums à leur actif», explique Nathalie Bernardin. 

«Sur les 211 produits en distribution physique (disponible sur commande via l’APCM) seul 140 de ces produits se retrouvent sur iTunes avec l’APCM, car cela n’empêche pas un artiste de mettre lui-même son album en vente sur iTunes (via des sites comme CD Baby), ce qui est souvent le cas avec nos artistes plus émergents».

Certains musiciens franco-ontariens se retrouvent donc sur les plateformes numériques sans forcément passer par Distribution APCM.

Visibilité

Selon les statistiques de 2012, 60% des artistes en distribution n’avaient qu’un seul produit, et 9% en avaient trois à leur actif. Cela représente environ 120 artistes en distribution approximativement.

Publicité

Dans le lot, il y a peu de gros vendeurs. «Je dirais que 10% des membres sont responsables pour 90% des revenus de distribution à l’APCM», indique Nathalie Bernardin.

Cette plateforme d‘écoute et de téléchargement est en réalité moins une boutique en ligne qu’un véritable service pour la communauté. Une visibilité de plus pour les artistes. L’APCM n’est pas un centre commercial de la musique, mais une aide artistique personnalisée.

Créée en 1990 à partir de rien ou presque, l’APCM est aujourd’hui incontournable en matière de promotion d’artistes musicaux francophones. «C’est une association qui a connu énormément de changements en 24 ans. Et si aujourd’hui nous en sommes là c’est grâce à toutes ces évolutions», se souvient Nathalie Bernardin.

L’Association est née d’un besoin des artistes francophones de se rassembler: «il y a eu ce désir de développer un son franco-ontarien», ajoute Mme Bernardin.

L’APCM œuvre donc à la diffusion de produits culturels, à la promotion des artistes membres. L’idée c’est d’apporter un soutient, à la fois musical en aidant les artistes à «aller plus loin, à évoluer», mais aussi de leur offrir une certaine visibilité.

Publicité

«Nous ne sommes pas une étiquette, mais beaucoup de nos actions vont dans ce sens là. Nous rencontrons beaucoup d’artistes et nous les encadrons. S’ils sont là, c’est qu’ils ont besoin d’un cadre. Et il faut pouvoir répondre à leurs besoins», explique la directrice générale.

Rond Point

C’est ainsi que le concours pour la relève Ontario Pop, créé par Radio-Canada en 1986 et repris par l’APCM en 2008, vient d’être rebaptisé Rond Point afin d’offrir «plus d’expériences aux artistes».

Ce que propose maintenant l’ACPM à travers Rond Point, c’est de pousser l’artiste plus loin dans son travail et de lui offrir toutes les expériences dont il a besoin. Cela permet aussi un engagement plus important, l’artiste et l’association étant liés pour un an.

«C’est notre manière à nous de contribuer concrètement à la promotion de la musique franco-ontarienne. Il existe beaucoup de concours pour les jeunes. Nous, ce qui nous intéresse ce sont les artistes déjà confirmés». Pas question donc de brimer les autres concours, avec qui l’APCM travailler d’ailleurs souvent en tant que partenaire.

C’est à Sudbury que se réuniront cette semaine les artistes émergents sélectionnés pour participer à la première résidence artistique de la toute première édition de Rond Point.

Publicité

Il s’agit de trois auteurs-compositeurs-interprètes et un groupe:.
• Alice Winters, originaire de Mattawa, mais établie à Brampton, une véritable passionnée et une multi-instrumentiste qui définit son style comme de l’indie-rock acoustique.
• Formation à saveur groove-funky-hip-hop, le groupe d’Ottawa Big Balade tire sa force de l’énergie communicative de ses cinq membres: Ami, Gabrielle, Sarah, Mathieu et Donald.
• Influencée tant par le jazz, le blues, la pop et la soul, Martine Fortin, originaire de Sudbury, s’est récemment faite remarquer lors de La Brunante et du concours La Voix du Nord où elle recevait le prix de l’APCM.
• Au delà de ses textes, Didier Lozano, originaire de France et établi à Markham, cultive un son rock grâce à un subtil et puissant jeu de guitare électrique.

* * *
À LIRE AUSSI:
15 avril 2014: Ontario Pop est devenu Rond Point

Auteur

Partagez
Tweetez
Envoyez
Publicité

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur