Polluer un fleuve, c’est blesser un humain

Varanesi (Bénarès) sur la rive gauche du Gange (Photo:Jonathan Laroche - Flickr - http://bit.ly/2nvPV1c)
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Trois fleuves ont à présent les mêmes droits que les humains.

Deux d’entre eux, le Gange et le Yamuna, sont en Inde, où ils avaient déjà le statut de cours d’eau «sacrés».

Mais un jugement de la haute Cour de l’État d’Uttarakhand, rendu le 20 mars, fait d’eux des «entités vivantes» , avec tous les droits associés. Du coup, les polluer ou les endommager devient l’équivalent d’infliger une blessure à une personne.

La décision s’inscrit dans un contexte où certains segments des 2500 km du Gange sont si pollués qu’ils sont devenus impropres à la vie. Le gouvernement fédéral de l’Inde vient d’allouer 291 millions $ à un vaste programme de dépollution et de nettoyage, dont une version précédente a eu des résultats mitigés.

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Plus tôt ce mois-ci, le fleuve Whanganui, en Nouvelle-Zélande, est devenu le premier au monde à obtenir un statut légal, après des décennies de pressions des Māori, le peuple autochtone de cette île du Pacifique.

Une «personne légale» n’est toutefois pas la même chose qu’une «personne». Le plus proche équivalent serait une compagnie qui, en vertu de la loi, a des droits et des responsabilités similaires à une vraie personne.

Autant la Nouvelle-Zélande que l’Inde ont créé un organisme qui deviendra le «porte-parole» du fleuve.

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