Polar torontois et roman d’atmosphère

Claude Forand, Cadavres à la sauce chinoise, polar, Ottawa, Éditions David, coll. 14/18, 2016, 198 pages, 14,95 $.
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Claude Forand, de Markham, et Nancy Vickers, d’Ottawa, viennent tout juste de publier un nouveau roman, chacun aux Éditions David. Dans Cadavres à la sauce chinoise, Forand nous plonge dans une enquête policière à Toronto, tandis que Vickers jongle avec la réincarnation, les fantômes et les lieux hantés dans un roman d’atmosphère intitulé Maldoror.

Claude Forand entraîne, pour la première fois, son célèbre détective Roméo Dubuc à l’extérieur de l’Estrie pour enquêter dans la métropole ontarienne. La meilleure amie de sa nièce est retrouvée la gorge tranchée dans une ruelle de Chinatown, au moment-même où Dubuc est de passage à Toronto.

L’inspecteur de la Sûreté du Québec fait équipe avec le détective franco-ontarien Dave Blanchette et les deux hommes sont entraînés dans une enquête qui ressemble à une pieuvre tellement les tentacules du crime organisé sont nombreuses. Notez que le mot «cadavre» dans le titre du roman est au pluriel.

Les suspects aussi sont nombreux: un travailleur social, un propriétaire de club de danseuse, une logeuse grecque qui est une vraie fouine, un chauffeur de taxi trop serviable et même l’ex-petit ami de la nièce de Dubuc, qui est «du genre emmerdeur, pot de colle, mouche à marde, et toutes ces qualités en même temps».

Le réseau de crime organisé dans cette affaire n’a rien à voir avec la mafia, mais il suit la même règle de base, soit l’omerta (le silence). L’auteur a recours à des techniques brillantes, que dis-je, plutôt diaboliques. Les sens de son protagoniste Roméo Dubuc sont constamment «en alerte rouge».

Claude Forand signe, encore une fois, un «bout de chandelle» de bon polar!

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Nancy Vickers, Maldoror, roman, Ottawa, Éditions David, coll. Voix narratives, 2016, 250 pages, 23,95 $.
Nancy Vickers, Maldoror, roman, Ottawa, Éditions David, coll. Voix narratives, 2016, 250 pages, 23,95 $.

Maldoror

Dans le village intemporel de Maldoror, Nancy Vickers fait couler la musique d’un vampire dans les veines de personnages aux prénoms aussi étranges que Trinité, Océan et Immaculée. Un chien s’appelle Shadow, le chat blanc est Poudre et trois chattes noires portent les noms Brume, Orage et Charbon.

Les lieux fréquentés par ses personnes et animaux sont la maison de la Plage, la maison des Vents, la maison de la Tour et la falaise du Diable. Comme si cela ne suffisait pas à marquer le roman d’un sceau ésotérique, les corneilles agissent comme réveille-matin et la limousine est un corbillard.

Maldoror a sa sorcière, belle et puissante. Les mamans ne passent pas devant sa maison, car elles ont peur qu’elle «change leurs enfants en chèvres». Et plusieurs morts retiennent leurs courants d’énergie dans les murs de la maison des Vents.

Point besoin de vous dire que Nancy Vickers fait preuve d’une imagination débridée. Elle n’hésite pas à écrire qu’un corbeau en quête de réponses plonge dans l’inconnu et «trouve les voies qui mènent au monde spirituel».

Pas étonnant, donc, qu’Immaculée ait été conçue «entre l’ombre et la lumière, un soir d’orage»; cette fille d’un mauvais esprit donne naissance aux jumeaux Océan et Trinité. Ils apprendront à vivre dans une étrange maison où les toiles accrochées au mur ont un pouvoir diabolique.

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