Plusieurs pétitions pour «sauver» Radio-Canada

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Plusieurs organisations et individus font circuler des pétitions pour «sauver» CBC/Radio-Canada, dont la stratégie, visant à s’adapter à l’univers numérique dans un contexte de pertes de revenus publicitaires, est vouée à l’échec, selon eux, sans augmentation importante de son allocation annuelle du gouvernement fédéral, actuellement de 1,1 milliard $.

La direction de la société d’État prévoit déjà que cette transition résultera en une diminution de ses effectifs de 7000 à environ 5500 personnes d’ici cinq ans.

Récemment, la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA), le lobby politique francophone hors Québec, réclamait un moratoire sur les compressions budgétaires au sein du diffuseur public, en attendant qu’une commission se penche sur son avenir.

C’est «trop peu, trop tard», estime Réjean Beaulieu, de Burnaby en Colombie-Britannique, un intervenant qui critique depuis longtemps la mollesse ou l’incompétence du mouvement associatif et des médias francophones hors Québec, incluant Radio-Canada et ses «consultations bidons» en milieu minoritaire.

Estimant que le PDG et les dirigeants actuels de CBC/Radio-Canada ne sont pas des experts du numérique, il réclame leur démission dans une pétition en ligne contre la «destruction» de Radio-Canada, dont le texte complet se trouve toutefois dans un autre site.

M. Beaulieu considère que le diffuseur public est d’une «importance absolument vitale» en milieu minoritaire francophone, dont l’environnement médiatique est dans un «état précaire».

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En début de semaine, une vingtaine de personnes seulement avaient signé sa pétition depuis qu’elle a été affichée dans ces deux sites principalement anglophones, le 20 novembre.

Cela contraste avec les quelque 14 000 personnes (depuis avril) qui ont signé dans le même site Avaaz.org, cette fois sur une page française, la pétition Tous amis de Radio-Canada en faveur d’un «moratoire sur les compressions et une commission parlementaire publique».

«Depuis cinq ans, 2000 postes ont été abolis à CBC/Radio-Canada», lit-on dans cette page. «Sans aucun mandat et sans consultation publique, le gouvernement de Stephen Harper démantèle et met lentement à mort notre seul diffuseur public au pays. Pour sa part, la direction de CBC/Radio-Canada impose des règles de gestion et des orientations propres aux médias du secteur privé qui sont incompatibles avec les mandats confiés à la Société et qui nous mènent tout droit vers la faillite.»

Toujours sur Avaaz.org, une autre pétition Sauvons Radio-Canada, peut-être plus ancienne (aucune date n’est mentionnée), aurait recueilli plus de 131 000 signatures. Adressée directement au premier ministre Stephen Harper, la pétition qualifie CBC/Radio-Canada de «trésor national».

Par ailleurs, le Nouveau Parti Démocratique de Thomas Mulcair, l’opposition officielle à Ottawa, diffuse sur son site une pétition Radio-Canada, on y tient! demandant au gouvernement «que cessent ses attaques contre Radio-Canada, et qu’il garantisse un financement stable, pluriannuel et adéquat à notre diffuseur public afin qu’il puisse assurer son mandat pour tous, dans toutes les régions du pays».

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