Pierre Léon publie son autobioraphie


28 janvier 2013 à 15h00

Pierre Léon nous livre dans Nos jeunes années : Des toits de Paris à ceux de Toronto (1944-64), et Petite suite, son autobiographie – précisons que c’est de 1944 à 1984, et non 1964 – pétillante et d’une vivacité narrative qui porte bien son cachet et sa marque. Et ce sont des aventures truculentes de sa jeunesse, des péripéties fascinantes de son adolescence, des expériences riches et complexes de l’homme adulte qui a acquis une réputation internationale comme savant, professeur de phonétique et de linguistique, écrivain et artiste.

Pour ceux et celles qui connaissent Pierre Léon, ce livre est essentiel pour approfondir leurs connaissances de cet homme si attachant, maîtrisant un humour qui lui est spécial.

Paris

Un «humour en coin» qui le transforme en un boute-en-train dans toutes ses rencontres, tout rassemblement, toute réunion sociale ou académique et qu’il nous fait vivre dans sa vérité, sincérité, simplicité, fluidité narrative dont il est seul capable.

Notre ami nous raconte sa rencontre avec Monique – rencontre qui a transformé sa vie – lors d’une inscription à une Grande École à Paris à l’acronyme fascinant : ESPPFE (École Supérieure de Préparation et de Perfectionnement des Professeurs de Français à l’Étranger). Partir à l’étranger est devenu leur rêve d’hier comme d’aujourd’hui! Et depuis ce temps-là, ils ne se sont presque jamais quittés.

D’abord ils ont passé une vie estudiantine mouvementée et si intéressante «sous les toits de Paris.» Là ils ont acquis de nombreux amis qui leur sont restés fidèles pendant de longues années. À partir du centre parisien, ils remontent à leurs origines, les Roches Saint-Paul près de Chinon, pays tourangeau de Pierre, et Sainte–Mère-Église, pays normand de Monique. Une fois marié, le couple continuera les études, les carrières, les voyages à travers le monde.

L’auteur décrit bien bien l’atmosphère française de l’époque 1950-60 et s’attarde sur les menus détails de la vie quotidienne, enthousiasmante à bien des égards.

Comme tous les étudiants, les Léon sillonnent les quartiers parisiens, les diverses régions du pays à bicyclette jusqu’au jour où ils acquièrent la 4 Chevaux de leurs rêves! Et même si ces provinciaux gagnent modestement leur vie, ils sont heureux de la passer dans les stimulantes activités culturelles et sociales de la Capitale.

Et voilà qu’un professeur américain, venu perfectionner son accent en France, se trouve comme étudiant dans la classe de Monique qui l’impressionne par son enseignement pratique et efficace.

Et sans hésiter, il invite Pierre à venir enseigner en Amérique, ce qui offusqua Monique qui, n’ayant pas froid aux yeux, le lui l’a dit. Et l’Américain de répondre : «Vous êtes si bonne professeure que votre mari ne peut être qu’aussi bon.»

Les États-Unis

Et c’est ainsi que les Léon arrivent en 1958 à Ohio State University, Columbus, Ohio. Fait intéressant: alors que Pierre et Monique arrivaient aux États-Unis pour enseigner, personnellement j’y suis arrivé la même année en tant qu’étudiant Fulbright Scholar, et aussi au Midwest (Indiana).

Pierre a gardé le contact avec Paris, Besançon, la France, et ses relations universitaires se développent à vive allure des deux côtés de l’Atlantique, à tel point qu’il reçoit des offres d’enseignement à la Sorbonne, mais aussi à l’Université de Toronto au Canada.

Il fait donc ce choix où il est nommé très vite Associate, et Full Professor. Je suis ébloui par sa façon d’acquérir ses diplômes en France (Doctorat d’Université / Doctorat d’État) mais aussi par ses promotions dans le cadre rigide universitaire, d’une facilité étonnante aux États-Unis comme au Canada.

UofT

Il est vrai qu’il est arrivé dans ce pays à l’époque où l’on cherchait à corps et à cris des spécialistes en linguistique appliquée!

Ceux et celles qui sont venus après ont du subir d’autres critères et d’autres entraves! C’est à U. of T. qu’il créera le Laboratoire de Phonétique, organisera des Colloques internationaux, et écrira des textes savants, devenus best-sellers, et des livres de création que nous connaissons.

Mais ce parcours du savant et de l’universitaire ne doit pas cacher l’arbre de la forêt: un zeste et un profond amour de la vie, riche en aventures joliment racontées. Pierre a le chic – ou est-ce le hasard? La chance? – de se trouver dans des situations cocasses ou scabreuses comme lorsqu’il doit faire son service militaire et son avancement dans les rangs.

Ce qui est époustouflant, c’est qu’il s’en sort toujours honorablement! Avec des pots-cassés, bien sûr, mais toujours avec le sourire, le rire et la bonne humeur d’avoir vaincu l’adversité!

Il ne manque jamais de jongler avec les jeux de mots, les quiproquos … ce qui relève le goût de ses sauces humoristiques! N’est-il pas aussi bon cuistot que pêcheur? Notons quelques-unes de ses aventures fabuleuses, marrantes, parfois frustrantes à travers le monde, et plus particulièrement au Canada, aux États-Unis, en Amérique latine, en Chine…

Il est impossible de rendre compte de toutes ces aventures vécues souvent avec Monique, et qui sont d’une verve extraordinaire. Mémorable le voyage dans la Chevy avec ses beaux-parents à travers les États-Unis et le Mexique. Les têtes de chapitres indiquent bien le contenu de ces récits à suspens, voir par exemple «Espion en Pologne,» «Incroyable Israël» «Les Vacances sont finis. Bandits. Cow-boys. Hopis. Grand Canyon» «Le Vairon de Philippe et le beau pantalon d’Ernie» «Le Goulag évité. Tata et Taj Mahal» «Brésil. Monique enfermée. Macumbas. Le Général et les Indiens» «Horizon Pacifique. Piquenique Canaque» «Le Poisson Néo-Zélandais de la Sorcière» «Amours Chinoises» (mon récit préféré).

J’ai lu ce livre d’un seul trait, et je me suis vraiment régalé. Tant de verve et tant d’humour, tant de péripéties, d’aventures incroyables mais, en fin de compte, croyables parce que vraiment vécues dans le feu de l’action.

Pierre Léon a le talent de rendre vivace les descriptions des paysages ou des pays, les personnes qu’il a rencontrées qui deviennent sous sa plume des personnages inoubliables.

Je recommande vivement la lecture de ce livre, car en plus de vous amuser et de vous faire rire, il vous incitera à réfléchir et à méditer sur les sens des voyages, des relations humaines, et surtout sur un couple exceptionnel dont nous avons tous eu l’honneur de connaître et de fréquenter.

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