Pierre Lassonde, passionné d’art et de philanthropie

Pierre Lassonde, président du Conseil des Arts du Camada.
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L’une des premières mesures du nouveau gouvernement libéral de Justin Trudeau a été d’augmenter considérablement le budget du Conseil des arts du Canada pour les cinq prochaines années, qui passera de 180 millions $ en 2015 à plus de 400 millions $ en 2020.

Cela permettra au CAC d’augmenter son soutien direct aux artistes, indique Pierre Lassonde, le président de son conseil d’administration, mais aussi de stimuler la qualité des productions canadiennes, de prendre le virage numérique, de développer des partenariats spéciaux avec les Premières Nations et de faire rayonner l’art canadien à l’international.

En poste depuis juillet 2015, ce passionné d’art et de philanthropie arrive donc au CAC au meilleur moment, a-t-il confirmé à la tribune du Club canadien de Toronto le 24 janvier.

Et le CAC pouvait difficilement trouver un meilleur champion. Cofondateur de la minière d’or Franco-Nevada, qui a fusionné en 2012 avec Newmont pour devenir la plus grosse au monde, ce natif de Saint-Hyacinthe est lui-même un collectionneur averti et verse depuis longtemps d’importantes contributions à une foule d’universités au Canada et aux États-Unis.

On inaugurait l’an dernier le pavillon du Musée des beaux-arts de Québec qui porte son nom, «qui a reçu 332 000 visiteurs au cours de ses six premiers mois contre 250 000 pour l’ensemble du MBAQ au cours de toute l’année précédente». Ce nouveau pavillon, fait-il valoir, a permis d’exposer des oeuvres inestimables qui, autrement, seraient restées dans les entrepôts du musée.

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M. Lassonde a raconté qu’il a acheté son premier tableau, grâce à un plan de financement de 10 $ par mois, avant de meubler le salon de son appartement en Californie. «C’était un paysage d’automne, d’un peintre californien, qui me semblait représenter davantage la saison canadienne.»

Selon lui, l’éducation (parce que le niveau de vie des sociétés dépend de leur niveau d’éducation), les arts (parce que «la beauté rend heureux») et la communauté dans laquelle nous vivons méritent qu’on leur donne de son temps, de son talent et de son trésor («les trois T de la philanthropie»).

Il donne l’exemple de l’île Fogo, à Terre-Neuve, qui périclitait et qui se dépeuplait à cause du moratoire sur la pêche à la morue, qui s’est réinventée en destination touristique et artistique. Une native de l’île, Zita Cobb, éduquée à l’extérieur et qui avait fait fortune dans la haute technologie, est revenue et a rallié les sept maires de l’île à son projet d’auberge et de studios d’artistes.

De «lieu d’enfermement», dit-il, cette île est devenue un «lieu de rassemblement», suivant un modèle éprouvé à maintes reprises où l’art contribue à la vitalité de la communauté. Pour Pierre Lassonde, la philanthropie est une donc une responsabilité sociale, le mieux-être collectif reposant sur «cette ressource inépuisable qu’est la créativité».

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