Parc naturel d’Algonquin: un beau retour aux sources

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Publié 05/08/2008 par Guillaume Garcia

Sortir de Toronto pour découvrir les grands espaces naturels canadiens n’est pas si compliqué qu’on pourrait le penser. Quelques heures de voiture vers le Nord vous emmènent aux portes du parc d’Algonquin, de ses animaux sauvages, de ses lacs et forêts. Pas besoin d’être un aventurier dans l’âme pour relever le défi, les seuls ingrédients nécessaires pour visiter le parc étant une bonne dose de volonté, de l’organisation et des coups de pagaies. Des canoës, des sacs à dos, des tentes, un peu d’huile de coude et c’est parti, à vous les moustiques et l’aventure, souvenir impérissable garanti.

Partie de Toronto dans la matinée, la joyeuse troupe débarque dans le parc naturel d’Algonquin aux alentours de midi. Le soleil est au rendez-vous, la fin de semaine sportive s’annonce sous les meilleurs auspices. Pour ne pas avoir à se soucier de l’organisation, il est possible de prendre des forfaits tout compris auprès de magasins de location, qui s’occupent alors de vous préparer ce dont vous avez besoin pour le nombre de jours que vous comptez passer dans le parc d’Algonquin, premier parc naturel du Canada et classé site historique naturel depuis 1992.

Notre fine équipe a donc choisi ce système pratique qui permet d’arriver avec le strict nécessaire. «Ce qui est bien, c’est que c’est super facile, tu as juste besoin de venir et de récupérer le matériel, ils prévoient tout et tu es certain de ne rien avoir oublié», explique Haby, une de nos «aventurières». Pour deux jours, le forfait comprenait les différents repas, le matériel de camping, le matériel de cuisine et bien sûr les canoës.

Il ne faut pas croire que visiter le parc d’Algonquin soit une chose facile, il faut ramer, mais considérer cela comme réservé aux plus téméraires serait une erreur, comme le confirme Nawal, une des filles de l’expédition: «Ce n’est pas du tout réservé aux purs baroudeurs, tout le monde peut le faire, il suffit d’avoir la volonté de partir quelques jours dans la nature.» Pour les virées en groupe, il faut simplement penser à faire des équipes équilibrées, après, tout est question d’organisation au moment des portages, certains passages se faisant obligatoirement à pied.

Canoës sur la tête, comme l’a montré le matin même un responsable du Portage store, et sacs sur le dos, les portages, s’ils restent «anecdotiques», selon Laurence, représentent peut être la difficulté la plus importante pour une équipe qui serait composée uniquement de filles comme le précise Haby: «Ce serait un peu dur au niveau des portages et puis on irait moins vite» avant que Nawal reprenne: «Mais c’est tout à fait faisable.» Il faut juste être conscient qu’il y a des passages portés, ce qui fait de vous une cible parfaite pour les moustiques, les bras pris par un canoë ou par des sacs, on ne peut que regarder son corps se faire attaquer pernicieusement. «Il ne faut pas être allergique aux bestioles» s’amuse Nawal, ou bien il faut prévoir des antihistaminiques. Sauf pour Haby, qui tient à rappeler son record de «zéro piqûres», alors que la plupart des autres membres de l’escapade se sont fait attaquer par différentes bébêtes.

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Une fois arrivé sur le site de votre magasin de location, il vous faut vous acquitter des droits de camping sur le site. En fonction du nombre d’heures que vous souhaitez pagayer, l’organisation vous indique un emplacement où vous pourrez passer la nuit.

Une fois dans l’eau, crème solaire étalée, antimoustique vaporisé, pagaie dans les mains, la véritable aventure peut commencer. Dès les premières longueurs, le temps de s’éloigner de l’embarcadère, le paysage devient grandiose, de l’eau à perte de vue et des forêts majestueuses. Nawal découvre un contraste édifiant: «Comme je suis Belge et que là bas tout est petit et tout plat, les grands espaces d’Algonquin, calmes et naturels c’est impressionnant, ça en devient super exotique!» Le soleil tape, l’eau est bonne, il n’en faut pas plus pour que les premiers arrosages commencent et que certains piquent une tête dans le lac. L’effort physique est compensé par la majestuosité des lieux. Les embarcations se suivent et font des petites haltes pour se reposer, tout le monde est heureux d’avoir osé venir.

Après près de quatre heures passées sur l’eau, le lac où nous devons passé la nuit pointe le bout de son nez. Plusieurs emplacements sont prévus autour des berges, avec une règle, premier arrivé, premier servi. Nous trouvons un petit coin sympathique près d’une crique, ce sera notre camp. Les tentes installées, il faut commencer à s’occuper du feu pour le repas du soir. Après les efforts de la journée, le sommeil arrive rapidement.

Le réveil est ensoleillé, nous avons la journée pour rejoindre notre point de départ. Nous prenons notre temps, faisons le tour du lac et rentrons tranquillement, en faisant quelques haltes pour sauter des rochers ou manger quelques biscuits. Le retour paraît un peu plus long, le vent de face y étant pour quelque chose, les bras sont fatigués et l’envie de rester plus importante que celle de repartir.

Le bilan de l’excursion est très positif. «On a vu des castors et des caribous», s’exclame Laurence. Nawal d’ajouter «C’est vraiment une sortie à recommander.» Les coups de soleil et les piqûres d’insectes n’auront pas entamé notre bonne humeur, Algonquin restera un superbe souvenir pour tous. Quand on s’est demandé si on y retournerait, la réponse fut unanime «Oui!»

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Budget pour deux jours tout compris (location voiture, forfait matériel): un peu plus de 200$.
Les indispensables: vêtements légers, gilet ou pull, coupe-vent à capuche en cas de pluie, chaussures d’eau, maillot de bain, bombe anti-moustiques, briquet, pansements, crème solaire, lunettes de soleil, une serviette de bain et une énorme dose de bonne humeur!

Auteur

  • Guillaume Garcia

    Petit, il voulait devenir Tintin: le toupet dans le vent, les pantalons retroussés, son appareil photo en bandoulière; il ne manquait que Milou! Il est devenu journaliste, passionné de politique, de culture et de sports.

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