Obésité et pauvreté 
sont liées

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Publié 20/10/2009 par Vincent Muller

Au cours des 20 dernières années, la proportion d’enfants et de jeunes ayant un surpoids a augmenté considérablement au Canada, soit de plus de 70%, selon Lisa Corscadden, analyste principale à l’initiative sur la santé de la population canadienne de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS), auteure principale d’une étude parue récemment, portant sur les différences dans les habitudes de vie associées au poids, selon l’âge et le sexe.

Parallèlement, le docteur Denise Kim Raine du centre d’étude sur la promotion de la santé à l’Université de l’Alberta, a mené une étude sur le rapport entre pauvreté et obésité. En Ontario, le gouvernement encourage des programmes d’activités dans les quartiers les plus nécessiteux, visant entre autres à lutter contre l’obésité.

La recherche du docteur Denise Kim Raine, intitulée Format géant chez les pauvres met en relation le phénomène d’obésité et le niveau social.

Parmi ses constatations, le fait que le nombre de restaurants à service rapide est beaucoup plus élevé dans les quartiers à bas niveau socio-économique.

La chercheuse, financée par les Instituts de recherche en santé au Canada (IRSC), montre que dans ces quartiers, les gens ont plus de chance de vivre à proximité de chaînes de burgers, pizza ou tacos que d’une épicerie ou d’un supermarché, ce qui augmente les chances d’avoir un excédent de poids. Pour elle, le milieu influence la santé et l’intervention sur le plan environnemental pourrait jouer un rôle clé dans le combat contre l’obésité.

Denise Kim Raine compare d’ailleurs ceci à la lutte anti-tabac et à l’interdiction de fumer dans les lieux publics qui a permis de réduire l’influence du tabac.

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Elle travaille actuellement sur un projet essayant «d’appliquer à la nutrition les enseignements tirés de la lutte contre le tabac», évoquant la possibilité de modifier les règlements de zonage de manière à empêcher l’implantation d’établissements de restauration rapide dans certains endroits: «On pourrait par exemple commencer par définir un périmètre d’un kilomètre autour des écoles où on interdirait l’implantation de ces établissements», explique-t-elle.

S’il n’en est pas encore à modifier les règlements de zonage, le gouvernement de l’Ontario semble néanmoins conscient du problème. Le ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse a annoncé en début de mois, l’aide à la mise en place de programmes permettant aux habitants de certains quartiers défavorisés de la province, d’améliorer leur santé et leur bien être.

Ces programmes d’activités après l’école seront dispensés par diverses organisations. Ils ciblent près de 15 500 enfants, de la première à la douzième année.

Les programmes offriront des activités éducatives sur l’alimentation saine et la nutrition, des activités physiques, des activités éducatives sur la santé et le bien-être personnel visant à favoriser l’estime de soi, ainsi que des activités répondant aux besoins spécifiques de leur communauté. 14 quartiers du Grand Toronto sont concernés.

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