Mona Fortier, ministre de la «croissance inclusive»

Vers un budget axé sur le «bien-être»

La ministre fédérale Mona Fortier interviewée par Étienne Fortin-Gauthier d’ONfr+ au Club canadien de Toronto le 13 février.
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Réélue députée d’Ottawa-Vanier l’automne dernier, Mona Fortier a été nommée ministre de la «Prospérité de la classe moyenne» dans le gouvernement libéral minoritaire de Justin Trudeau.

Le nouveau nom du ministère associé aux Finances, s’occupant notamment des agences régionales de développement, avait fait sourciller. Un commentateur l’avait qualifié de «montypythonesque».

Mona Fortier

Croissance pour tous

À la tribune du Club canadien de Toronto le 13 février, Mme Fortier a expliqué que sa mission «transversale» (c’est-à-dire s’intéressant aux activités d’autres ministères) est principalement de faire en sorte que la croissance économique soit «inclusive», profitant au plus grand nombre.

Pas besoin d’un autre ministère priorisant les plus démunis, dit-elle, puisque son mandat est justement aussi de les aider à rejoindre la mythique classe moyenne.

Mme Fortier cite diverses mesures récentes, comme des baisses d’impôts «touchant 9 Canadiens sur 10», pour affirmer que le travail est déjà commencé.

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Le déjeuner-causerie du Club canadien de Toronto avait lieu à l’hôtel King Edward.

Nouveaux indicateurs de prospérité

Mme Fortier achevait au Club canadien sa tournée de consultations prébudgétaires.

Elle laisse entendre que le gouvernement libéral cherche à diversifier la mesure du succès économique. «Au-delà d’indicateurs comme la croissance du PIB, on en examine d’autres comme l’abordabilité et la qualité de la vie.»

Quelques gouvernements, comme ceux de la Nouvelle-Zélande et de l’Écosse, ont commencé à considérer de tels indicateurs et à axer leurs politiques et leurs budgets sur le «bien-être» des gens, dit-elle.

Mona Fortier

La cause francophone

La députée franco-ontarienne s’intéresse également au sort des communautés francophones minoritaires et à la modernisation de la Loi sur les langues officielles: les dossiers de sa collègue Mélanie Joly.

«Je me suis toujours engagée pour la cause francophone. Je veux être une voix influente là-dessus» au Cabinet et dans le caucus libéral, dit-elle. Elle se réjouit d’ailleurs de ne pas être la seule à partager cette préoccupation, comme l’a démontré l’investissement fédéral dans l’Université de l’Ontario français à Toronto.

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Rejoignant le mandat de son ministère de la Prospérité de la classe moyenne, elle dit aussi veiller à ce que des francophones soient bien présents «dans l’économie, la justice, la santé, l’éducation» partout au pays. Dans ces systèmes, dit-elle, il faut identifier et défaire les «noeuds» qui bloquent les francophones.

Conseil d’administration renouvelé

Par ailleurs, le Club canadien a renouvelé une bonne partie de son Conseil d’administration ce 13 février.

Réunis en assemblée générale une heure avant la causerie de Mona Fortier à l’hôtel King Edward, les membres ont réélu deux administrateurs et en ont élu cinq nouveaux pour l’année 2020-21.

Dominic Mailloux

Le CA, qui choisira un nouvel exécutif prochainement, sera composé de Lise Béland, Alexandre Blanchard, Gabrielle Comtois, Wescar Eliscar, Jean-François L’Heureux et Joëlle Mulombo, élus l’an dernier et dont les mandats seront renouvelables l’an prochain.

Ils seront rejoints par le trésorier Luc Girard et le président Dominic Mailloux (réélus) et les nouveaux élus pour deux ans: Judith Charest, Nava Elmi, Martin Gentile, Catherine Héroux et Daniel-Guillaume Stringer.

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François Bergeron, Benoit Fabreguettes, Rodrigue Gilbert, Jean Grenier-Godard et Christian Paquette ne se représentaient pas.

Richard Kempler est directeur général du Club canadien de Toronto depuis l’été 2018.

Le lundi 23 mars au restaurant Malaparte du TIFF Bell Lightbox, le Club accueillera comme conférencière la ministre québécoise de la Justice et de la Francophonie canadienne, Sonia LeBel. Et le jeudi 23 avril, ce sera le gala annuel des prix RelèveON honorant les jeunes entrepreneurs, dans l’atrium de Radio-Canada, rue Front.

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