Mini atlas, maxi données

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Publié 10/04/2007 par Paul-François Sylvestre

Les Éditions générales First ont récemment publié un Maxi Atlas qui présente, en ordre alphabétique, «les 195 États sous une seule toise». Cet ouvrage familial et ludique vise une connaissance et un jugement égalitaires de tous les États du monde en fournissant des informations essentielles et actuelles, et en répondant à des questions de fond, notamment au sujet du développement durable et des droits de la personne.

Chacun des 195 États de notre planète a droit à deux pages, qu’il s’agisse du Liechtenstein (34 000 habitants), de l’Ouzbékistan (27 millions) ou de la Chine (1,3 milliard). Dans chaque cas, les trois premières lignes de la page de gauche situent le rang de cet État au niveau de sa superficie, de sa population, de son PNB, de ses exportations et de la taille de son armée. Le Canada est 2e de par sa superficie (après la Russie), 36e de par sa population, 11e de par son PNB, 9e au niveau des exportations et 30e de par la taille de son armée (52 000 soldats). Les États-Unis sont premiers de par leur PNB et leur armée (1,5 million de soldats).

La page de gauche fournit une carte géographique (avec traits naturels, principales villes et sites touristiques), une liste des produits types de l’État, une «curiosité» et un «zoom». Prenons l’exemple des Philippines. Les produits types sont l’argent, le cuivre, l’or, le phosphate, le pétrole, le bois, le cacao, le riz, le café, le tabac, l’opium, les ananas, les bananes et les crevettes. La «curiosité» réside dans le fait que les Philippines sont un lieu de catastrophes naturelles: raz de marée, cyclones, volcanisme, glissements de terrains et invasions d’insectes. Le «zoom» précise que cet État est considéré comme «l’homme malade de l’Asie du Sud-Est» en raison de la corruption, des attentats islamistes, de la prostitution des mineurs, du travail des enfants et des enlèvements d’étrangers.

La page de droite fournit de courts textes réunis sous huit rubriques: institutions (type d’État, date d’indépendance, date d’entrée à l’ONU, État (bref historique), territoire, société, économie, tourisme et clés (langues, monnaie, religion, conduite à droite ou à gauche). Cette page fournit aussi un court bilan. Celui des Philippines précise que ce pays «souffre du conservatisme d’une élite de grands propriétaires qui pille le pays à son profit avec le soutien de l’armée. […] Le gouvernement, soutenu par les États-Unis, réagit plus par la violence que par la démocratisation.»

Pour chaque État, l’atlas indique, par un code de couleurs, le niveau d’excellence en matière d’égalité sociale, d’éducation, de nutrition, de santé, de natalité, de durée de vie, de niveau de vie, d’équipement public, d’ouverture sur le monde et d’empreinte écologique. À titre d’exemples, le Canada et l’Italie sont très semblables. L’un et l’autre excellent dans tous les domaines, sauf en natalité et en empreinte écologique (environnement).

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Le portrait sommaire note si l’État en question est membre du G8, du Club de Paris, de l’OTAN, de l’OCDE, du Commonwealth, de l’Organisation internationale de la Francophonie, de l’Union européenne, etc. Il indique la température moyenne en janvier et en juillet, ainsi que la saison des pluies. Enfin, un petit tableau fournit quelques données très brèves sur le tourisme: type de climat, type de société, genres d’attraits, sites à visiter (de 1 à 5 étoiles) et risques (ex.: séisme, sécheresse, désordre, inondation).

Malgré son nom, ce Maxi Atlas est de petit format. Il est maxi de par sa couverture d’une foule de domaines d’une manière égalitaire pour tous les pays. Un ouvrage très bien réussi qui plaira aux jeunes et aux adultes, aux enseignants et aux bibliothécaires, aux chercheurs et aux simples lecteurs.

François Beautier, Maxi Atlas, Paris, Éditions générales First, 2006, 408 pages, 29,95 $.

Auteur

  • Paul-François Sylvestre

    Chroniqueur livres, histoire, arts, culture, voyages, actualité. Auteur d'une trentaine de romans et d’essais souvent en lien avec l’histoire de l’Ontario français. Son site jaipourmonlire.ca offre régulièrement des comptes rendus de livres de langue française.

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