Michel Tremblay et Laura Cadieux à l’honneur au Festival d’Avignon

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Dimanche dernier, s’est achevé, dans le sud de la France, l’un des plus célèbres festivals de théâtre et spectacle vivant du monde, le festival d’Avignon. Fondé en 1947 par Jean Vilar, ce festival attire, chaque mois de juillet, des milliers de comédiens, troupes et visiteurs.

Le festival 2015, c’était en effet 1336 spectacles et 1071 compagnies venant de 26 pays différents. Dans ce contexte, le Canada était le septième pays le plus représenté. L’auteur Michel Tremblay était d’ailleurs particulièrement mis à l’honneur, avec deux pièces, dont l’adaptation du roman C’t’à ton tour, Laura Cadieux, mis en scène par le québécois Christian Bordeleau et joué par la comédienne française Cécile Magnet.

De plus en plus appréciée et connue en France, l’écriture légère de Michel Tremblay a encore une fois séduit le public avignonnais. «Michel Tremblay raconte la vie d’une façon extrêmement profonde, bien qu’il ne se prenne pas au sérieux. Il est radical dans son écriture mais il n’est jamais donneur de leçons. Il est dans l’authenticité, dans l’âme des gens», a expliqué Cécile Magnet, lors d’un entretien à L’Express, à la suite d’une représentation.

C’t’à ton tour, Laura Cadieux se déroule à Montréal et raconte l’histoire d’une mère de famille au caractère bien trempé, suivant un traitement pour maigrir depuis dix ans. En route pour un rendez-vous chez son «génie-coloye», elle raconte, sous forme de monologue, les péripéties de son trajet en métro et les retrouvailles électriques avec ses copines dans la salle d’attente. Elle nous dévoile ses désirs, ses perceptions, et ses secrets.

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«Je voulais faire un solo depuis longtemps et je suis tombée sur ce roman. J’ai pleuré de rire. J’en ai parlé à Christian Bordeleau qui connaît bien le monde de Michel Tremblay et sait en extraire les subtilités. Il m’a tout de suite dit ‘banco’», a déclaré Cécile Magnet.

Seule sur scène, pendant près d’une heure et demie, la comédienne française capte l’attention et suscite très vite l’intérêt du spectateur. Le public assiste à un va-et-vient subtil et fougueux de personnages, registres et genres. La comédienne française façonne le personnage de Laura Cadieux, au rythme effréné de ses rencontres et récits. Elle le dit elle-même, «jouer en solo, c’est, à chaque représentation, être face à une centaine de sauts d’obstacle.»

Malgré la complexité de cette tâche, Cécile Magnet a, pour une troisième année consécutive à Avignon, fait honneur à l’écriture excentrique et légère, réaliste et contemporaine du dramaturge québécois.

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