Merci Madeleine d’avoir été notre Meilleur(e) ministre

Madeleine Meilleur
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Les circonstances aidant, il arrive un moment où il nous faut «accrocher nos patins». Pour la députée d’Ottawa-Vanier à l’Assemblée législative de l’Ontario, l’annonce de ce moment a été faite par un communiqué en fin de journée, le 9 juin.

Celle qui a été ministre déléguée aux Affaires francophones depuis son entrée en politique provinciale, en 2003, a déclaré: «Il ne m’a pas été facile de prendre la décision de quitter la scène politique provinciale. Toutefois, après 25 ans, j’en suis arrivée à une étape de ma vie où je souhaite passer plus de temps avec ma famille et avec mes proches.»

Madeleine Meilleur a été une voix forte pour la communauté franco-ontarienne pour plus d’une décennie et son travail sans réserve pour faire avancer les intérêts de la communauté francophone aura un impact à long terme sur les citoyens de notre province.

Elle a notamment été ministre de la Sécurité publique et des Services correctionnels, ministre des Services sociaux et communautaires et ministre de la Culture. En 2014, elle a été nommée Procureure générale de l’Ontario, la première francophone à occuper ce poste.

L’autonomie de la chaîne française TFO, la création du Commissariat aux services en français, la consécration du 25 septembre comme Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes et, plus récemment, la commémoration de 400 ans de présence française en Ontario comptent parmi ses nombreuses réalisations qui ont profité à la communauté franco-ontarienne.

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Merci, Madeleine, pour tout ce que tu as réalisé en politique. Merci pour avoir été notre Meilleur(e) ministre!

La députée d’Ottawa-Orléans, Marie-France Lalonde, prend la relève comme ministre déléguée aux Affaires francophones. Sa première présence au niveau national aura lieu les 22 et 23 juin prochain à l’occasion de l’importante 21e conférence ministérielle de la francophonie canadienne qui se tiendra à Saint-Jean, Terre-Neuve.

À l’approche du 150e anniversaire de la fédération canadienne, le fédéral, les provinces et territoires ont commencé à faire un examen de conscience politique sur le statut et l’usage de nos langues officielles.

Au moment où, même l’Alberta annonce sa volonté d’améliorer le sort de sa minorité de langue officielle (voir, à cet égard, l’article du quotidien Le Devoir rapportant les propos du ministre Ricardo Miranda au sujet d’une première politique de services en français en Alberta), l’Ontario peut-elle ne pas assumer son traditionnel leadership national en matière de dualité linguistique?

Plusieurs dossiers attendent des décisions politiques.

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Depuis le 14 février 1970, la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme attend que le français et l’anglais aient un statut d’égalité dans la capitale du pays. L’esprit de John Robarts attend une personne courageuse pour porter le flambeau qu’il a allumé à la conférence de 1971, à Victoria, alors qu’il annonçait que l’Ontario allait accepter des responsabilités constitutionnelles en matière de langues officielles. Et la francophonie ontarienne d’aujourd’hui attend son Université.

Mais une annonce importante peut-elle être faite par une ministre qui, la semaine prochaine, n’en sera qu’aux premiers jours de son mandat? La réponse appartient à la première ministre de l’Ontario.

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