Marcel Pitikwew, un Attikamek de Wemotaci (au Nord-Ouest de La Tuque, au Québec), a survécu aux pensionnats autochtones, conquis ses dépendances et brisé les violences au sein de sa communauté. Auteur du recueil de contes Atcakoc, le pardon, il a raconté son parcours au 33e Salon du livre de Toronto tenu du 26 février au 1er mars à l’université de l’Ontario français.
Né en 1952, Marcel Pitikwew raconte être élevé comme «enfant de la forêt» par ses grands-parents, qui lui ont transmis la culture du respect des écosystèmes et les savoirs ancestraux autochtones.
«Ce sont surtout mes grands-parents qui m’ont enseigné le respect de l’animal, le respect de la vie végétale. On nous montrait que toute la médecine qu’il y a dans la forêt, c’est important. On dit que ce sont nos frères, nos sœurs, la nature, les arbres. »

Le pensionnat autochtone: entre violence et acculturation
À 6 ans, Marcel Pitikwew est brutalement arraché à sa famille pour 12 ans d’éducation forcée au pensionnat de Saint-Marc-de-Figuery, près d’Amos.
Il raconte la contrainte mise en place. «Les fonctionnaires sont arrivés chez nous, ils ont dit: on va envoyer vos enfants au pensionnat d’Amos et de Pointe-Bleue. Si vous ne les envoyez pas, on va envoyer la Gendarmerie royale. On va couper vos allocations familiales.»




