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Marathon d’écriture pour combattre l’injustice

Meryll David-Ismayil (au centre à l'avant-plan), du groupe francophone d'Amnistie Internationale à Toronto, ainsi que les participants à «Écrire pour les droits», du jeudi 8 décembre 2016.
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Cet article a été réalisé dans le cadre d’un partenariat entre La Cité et L’Express.
Cet article a été réalisé dans le cadre d’un partenariat entre La Cité et L’Express.

 Bianka Giuristante est étudiante en journalisme à Toronto au collège d’arts appliqués La Cité.


Imaginez avoir une famille, une maison et une terre agricole. Imaginez cette terre comme si c’était la vôtre. Puis, imaginez qu’une compagnie minière découvre que votre terre est une mine d’or et veut vous l’enlever. Enlever votre terre et votre maison. Puis, vous arracher à votre famille parce que vous ne voulez pas les laisser faire. Triste, n’est-ce pas?

Cette histoire est la réalité de Máxima Acuña, au Pérou. Qui se bat pour garder sa terre, mais aussi pour assurer sa sécurité et celle de sa famille, qui est menacée par les ingénieurs et les autorités de la mine Yanococha.

Imaginez maintenant une femme. Cela peut être une sœur ou une amie… Une femme d’une trentaine d’années, qui se verra isolée et torturée. Torturée à coups de fouet, tête frappée sur les murs et finalement condamnée à la prison à vie. Cruel, vous me direz. Vous ne voudriez pas que cela arrive à votre sœur ou votre amie.

Cette femme kurde iranienne se nomme Zeynab Jalalian. Elle n’était pas une criminelle, elle avait seulement une cause à cœur: les droits de la minorité kurde en Iran, plus particulièrement ceux des femmes.

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Pourquoi cette violence? Simplement parce que son opinion contrecarre les plans des autorités publiques d’Iran.

Chaque année depuis environ 10 ans, Amnistie internationale organise le marathon d’écriture Écrire pour les droits (Write For Rights). Les citoyens de plus de 200 pays et territoires sont invités à écrire des lettres d’encouragement aux prisonniers d’opinion, ainsi qu’aux gouvernements pour faire pression et améliorer les conditions de vie de ces prisonniers.

Principalement, ces lettres servent à montrer aux prisonniers qu’ils ne sont pas seuls au monde et qu’ils ont droit à la justice, mais aussi pour leur donner espoir et la force de continuer le combat pour la dignité humaine et le respect de leurs droits fondamentaux.

«Vous écrivez bien; grâce à vous les choses ont changé», lit-on dans une vidéo d’Amnistie internationale.

Dans environ 76% des cas, les lettres de pression ont eu un impact positif. Soit le prisonnier a été libéré, soit ses conditions se sont améliorées.

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«Votre acte compte. Le petit geste que vous posez compte. La signature que vous pouvez mettre sur une pétition, la lettre que vous pouvez écrire, la voix que vous pouvez porter. Toutes ces choses-là comptent pour les gens qui, comme moi, sont en train de vivre des situations d’injustice terrible», encourage l’ancien prisonnier Fred Bauma.

«Vous pouvez faire quelque chose et ne négligez pas l’acte que vous faites. Ne négligez pas le geste d’écrire à ces personnes, je peux vous garantir que ça nous encourage à rester debout. L’oppression ne peut régner, que si les gens justes décident de se taire. Vous êtes des gens justes. Ne vous taisez pas.»

Le 10 décembre 1948, l’Organisation des Nations Unies adopte la Déclaration des droits de l’homme. Chaque année aux alentours de cette même date, Écrire pour les droits s’ouvre à tous pour marquer la Journée mondiale des droits de l’homme.

L’année dernière, 307 millions d’actions ont été menées. À l’assemblée francophone d’Amnistie internationale de Toronto de jeudi dernier, 35 lettres d’encouragement ont été écrites.

Et samedi, lors de l’assemblée torontoise en anglais, plusieurs centaines de personnes étaient présentes. L’événement, qui a duré environ six heures, accueillait les participants dans une ambiance festive avec de la musique, de la nourriture et aussi de nombreux intervenants venant partager leur histoire.

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