Madeleine Meilleur, nouvelle commissaire aux langues officielles: toujours une rumeur

L'ex-ministre des Affaires francophones Madeleine Meilleur a été députée provinciale d'Ottawa-Vanier de 2003 à 2016.
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Selon La Presse canadienne et Radio-Canada le 10 mai, le gouvernement libéral de Justin Trudeau devrait nommer prochainement l’ex-ministre libérale ontarienne Madeleine Meilleur à titre de commissaire aux langues officielles du Canada, un choix jugé «partisan» par l’opposition.

Mme Meilleur avait déjà exprimé son intérêt pour le poste, mais elle a affirmé aux médias cette semaine ne pas avoir reçu de confirmation que sa candidature avait été retenue. Elle deviendrait la 7e commissaire aux langues officielles du Canada, succédant à Ghislaine Saikaley qui assurait l’intérim depuis le départ de Graham Fraser cet automne après une décennie.

N’empêche, plusieurs personnalités ont déjà réagi à la rumeur comme si elle était fondée.

«L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario va se réjouir parce que c’est une Franco-Ontarienne qui connaît bien les dossiers de la francophonie de l’Ontario et du Canada en général», a dit le président Carol Jolin.

«Ce que nous voulions, c’était une personne issue de nos communautés et qui connaît bien nos dossiers et nos enjeux. Je pense que Mme Meilleur répond bien à ces critères», a indiqué Sylviane Lanthier, la présidente de la FCFA, le lobby des francophones hors Québec.

Même la première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, a tweeté qu’elle était «ravie de voir Madeleine Meilleur en bon chemin pour être commissaire aux langues officielles».

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Originaire du Québec, Mme Meilleur a été conseillère municipale à Ottawa, avant d’être élue députée provinciale d’Ottawa-Vanier avec Dalton McGuinty en 2003. Elle a été ministre des Affaires francophones pendant 12 ans, en même temps que responsable d’autres ministères. Avant de quitter la scène politique en 2016, elle était Procureure générale.

C’est sous sa gouverne qu’on a fêté de multiples façons en 2015 le 400e anniversaire de la présence française en Ontario: le voyage de Samuel de Champlain en Huronie.

Selon le chef du NPD fédéral, Thomas Mulcair, le fait, pour le gouvernement libéral, de nommer quelqu’un de si proche de lui constitue un conflit d’intérêts qui «mine l’autorité et la crédibilité de l’institution que représente la commissaire aux langues officielles».

La porte-parole aux langues officielles du Parti conservateur du Canada, Sylvie Boucher, affirme que les consultations sur cette nomination n’étaient pas terminées. «Les libéraux n’arrêtent pas de nous parler de transparence, mais ce n’est pas ce qu’ils font. Ils nous consultent à peine et leur idée est faite d’avance.»

«Ça n’enlève rien à Mme Meilleur, elle a un très beau CV», a-t-elle poursuivi, «mais son problème, c’est qu’elle est identifiée libérale et pour le commun des mortels, c’est une nomination partisane. Il y avait d’autres noms qui n’étaient associés à aucun parti politique, alors pourquoi ne pas avoir fait ce choix-là?»

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