Lumières et illusion du mouvement

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La Galerie Glendon s’est associée au Labo pour accueillir, jusqu’au 22 novembre, Lumière concrète, une installation de l’artiste multidisciplinaire basé à Toronto, Philippe Blanchard.

Les arts visuels s’invitent une fois de plus à la Galerie Glendon, grâce à une belle collaboration avec le Labo.

La Galerie «ne présente pas seulement des choses traditionnelles», note sa coordinatrice des affaires artistiques et culturelles, Martine Rheault. Cependant, il y avait une volonté d’amener au public quelque chose de nouveau, tout en respectant une partie de la mission de l’organisme, soit «soutenir les artistes francophones de l’Ontario, qu’ils soient émergents ou à mi-carrière».

Le Labo, de son côté, cherchait un lieu où il pourrait promouvoir l’œuvre de Philippe Blanchard et c’est la Galerie Glendon qui a été retenue. «On voulait amener notre particularité à Glendon» insiste Salomé Viguier, la directrice générale du Labo, «et c’est aussi l’occasion de se faire connaître» auprès du public étudiant.

L’art visuel réinventé

L’œuvre de Philippe Blanchard a ainsi investi les lieux et l’art visuel y revêt une forme particulière. La télévision et la vidéo ont laissé place à des rétroprojecteurs : contrôlés par ordinateur, ils propulsent les couleurs primaires sur des sculptures, à un rythme plus ou moins rapide.

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Le rouge, le vert et le bleu se succèdent puis entrent en contact avec les structures en bois de Philippe Blanchard. Recouvertes de papier sérigraphié aux motifs géométriques et aux tons identiques, les sculptures semblent ainsi s’animer.

Ces «couleurs sont faciles à isoler», explique l’artiste, «quand la lumière projetée est bleu, c’est le bleu que l’on voit sur les structures, car il y a peu de cette couleur dans le rouge et le vert».

L’animation comme inspiration

Pour son installation, Philippe Blanchard, aussi enseignant à l’université d’art et de design de l’Ontario (OCAD), s’est inspiré de l’animation: «Avant Mickey Mouse, les Simpson et Disney, elle était plus près de formes artistiques telles que les tours de magie ou les fêtes foraines», maintient l’artiste.

Cela faisait partie de l’expérience de «voir quelque chose de magique, de féérique», note-t-il.

Effets de fondus, rythme varié des lumières, jeux de profondeur grâce à un travail entre l’intérieur et l’extérieur des structures, M. Blanchard a joué sur les effets d’optique pour faire plonger les visiteurs dans son univers. Il insiste: «Il faut tenir compte du fait que le spectateur va se déplacer dans l’espace.»

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Mouvement et lumière

L’artiste donne ainsi à la lumière une dimension physique: «j’aimais l’idée que dans mon œuvre il y ait un lien direct entre la lumière et les matériaux, comme si la lumière était tangible», explique le créateur de Lumière concrète.

À sa guise, le public peut se perdre autant de temps qu’il le souhaite dans l’installation, comme s’il était dans «un gif animé», un manège ou une animation psychédélique où les stroboscopes sont rois.

Derrière cette installation, il ne faut pas chercher de message en particulier. Philippe Blanchard a juste pour objectif «d’ouvrir le public à certaines possibilités d’expérience visuelle».

Pour les curieux qui souhaiteraient en savoir plus sur le processus de création et le fonctionnement de l’œuvre, une discussion aura lieu à ce sujet ce samedi 1er novembre, de 11h30 à 13h, à la Galerie Glendon, en présence de l’artiste Philippe Blanchard et de Geneviève Thauvette.

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