L’ONF accueille deux courts-métrages franco-ontariens

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Le 5 mars prochain, l’Office national du film du Canada (ONF) présentera en première deux documentaires. Traitant chacun de sujets totalement différents, ils se démarquent pourtant de la production habituelle et se rejoignent sur un point. Dans les deux films, le réalisateur s’immerge dans sa propre intimité, en explorant une facette inconnue d’un des membres de sa famille.

D’emblée, Rituel d’hommes ne marque pas par son originalité. Fadel Saleh, son réalisateur, propose au spectateur d’intégrer un milieu qu’il découvre en même temps que lui: la chasse au chevreuil.

Guidé par son beau-frère et ses amis, il entame son périple dans la forêt du nord de l’Ontario, à la découverte d’une pratique devenue traditionnelle pour une partie de sa famille.

Pour le cinéaste, résolument citadin puisque basé à Toronto depuis 23 ans, la chasse est une passion qu’il peine à saisir. Pendant une semaine, il va pourtant partager le quotidien d’une bande d’amis pour qui la chasse est avant tout une immuable tradition. Sous des dehors assez paillards, le propos du film s’avère être plus subtil.

Au-delà du simple fait d’abattre des animaux pour le plaisir, Fadel Saleh dépeint un portrait du chasseur beaucoup plus humain. Il y est question d’écologie, de régulation des espèces mais aussi de la fraternité qui unit les chasseurs entre eux.

Malheureusement, si certains passages du film sont enrichissants, les 52 minutes au programme peinent à trouver le souffle suffisant pour tenir véritablement en haleine l’assistance.

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Avec Portrait d’un parfait inconnu, Claude Guilmain ne déroge pas à ses habitudes. Le cinéaste est connu pour proposer un traitement toujours unique des sujets qu’il aborde. Cette fois, c’est au coeur de sa propre intimité qu’il plonge, en relatant l’histoire de son frère.

Guilmain confronte le spectateur avec la vie trop courte d’un homme ravagé par l’alcoolisme, que le cancer a frappé au moment où il parvenait enfin à sortir la tête de l’eau. Très intimiste, Portrait d’un parfait inconnu se distingue du traitement documentaire en ce sens où il pousse la scénarisation à son extrême.

Sans pour autant entrer dans la fiction, il multiplie les plans inhabituels pour le genre, comme lorsque l’on observe le réalisateur faire les cent pas dans les couloirs d’un hôpital.

Guilmain utilise également les plans serrés à outrance, tout comme les légers ralentis. En découle une atmosphère tout à fait particulière qui confère un cachet significatif aux 21 minutes de ce documentaire.

Rituel d’hommes et Portrait d’un parfait inconnu seront présentés à la médiathèque de l’ONF le lundi 5 mars, à 19h30.

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