L’Internet haute vitesse devrait être un service de base

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L’augmentation des vitesses de téléchargement et la création d’un fonds pour améliorer l’accès à Internet haute vitesse à travers le pays constituent de bonnes nouvelles pour les communautés francophones minoritaires, estime la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada.

Le lobby politique des francophones hors Québec applaudit les décisions annoncées le 21 décembre par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), qui a proclamé que l’Internet à large bande fait maintenant partie des services de télécommunication de base pour tous les Canadiens.

«Lorsque nous nous sommes présentés devant le CRTC, au printemps, nous avons parlé des francophones de la péninsule de Port-au-Port, à Terre-Neuve, qui n’ont pas de service cellulaire ou haute vitesse», indique la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier. «Nous avons parlé des écoles du Nord de l’Ontario ou du Manitoba qui approchent de leur limite en termes de bande passante, et des francophones de l’Arctique où la bande passante coûte trop cher. Avec cette décision, nous avons l’impression que la voix de ces francophones a été entendue.»

Le CRTC a notamment décidé de décupler la vitesse-cible d’accès minimal à Internet haute vitesse, qui passera à 50 Mbps en téléchargement et 10 Mbps en téléversement. Ces nouvelles cibles «audacieuses» dépassent ce que la FCFA avait recommandé au Conseil ce printemps.

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Par ailleurs, le CRTC créera un fonds afin d’investir jusqu’à 750 millions $ au cours des cinq prochaines années pour bâtir ou améliorer les infrastructures d’accès à Internet haute vitesse dans les régions mal desservies.

Ces décisions sont importantes pour tous les Canadiens. «Elles le sont plus encore en milieu minoritaire parce que vivre en français au 21e siècle, ça passe de plus en plus par un accès convenable à Internet haute vitesse. Par exemple, si on dépend d’Internet pour regarder des contenus en français et qu’on n’a pas la bande passante pour faire de la lecture en continu, on se retrouve en quelque sorte doublement minoritaire», explique Mme Lanthier.

La FCFA souhaite que le fonds annoncé par le CRTC fasse une réelle différence pour les communautés francophones qui, «à date, ont été laissées pour compte dans le virage numérique». À cette fin, elle participera à la consultation qu’entreprendra bientôt l’agence fédérale pour mieux définir ce nouveau mécanisme de financement.

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