Les survivants du Y

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Le soupir de soulagement entendu à la fin du mois d’avril n’était pas celui de la fin de la saison froide: c’était la gent masculine, se réjouissant que son mal-aimé chromosome Y ne soit pas, en fin de compte, sur la liste des espèces en voie de disparition.

L’histoire remonte au début des années 2000, alors que le séquençage du génome humain avait permis de déterminer que le chromosome Y — celui qui, parmi les 46 chromosomes d’un humain, distingue le garçon de la fille — était non seulement beaucoup plus petit que le X, il était surtout en déclin. Il ne lui restait que 19 gènes sur les 600 qu’il avait jadis eus en commun avec le X — il y a 2 à 300 millions d’années.

Mais ce déclin a cessé depuis 25 millions d’années, confirment deux études parues le 24 avril dans Nature. Mieux encore, ceux qui restent seraient vitaux pour la survie, non pas des hommes, mais de l’espèce humaine — ce sont des gènes qui, dans le cœur et les poumons, entre autres, déterminent la synthèse de certaines protéines, l’activation de certains gènes, etc.

Les partisans de l’hypothèse du déclin du Y ne s’avouent toutefois pas vaincus: 25 millions d’années, disent-ils, ça pourrait n’être qu’un répit avant que ne reprenne l’inéluctable descente.

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