Les limites du corps et du support

Jimmy Robert: Draw The Line

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«L’exposition intitulée Jimmy Robert: Draw the Line aborde la question des limites: de son corps, du support artistique qu’il utilise, de notre compréhension des expositions ainsi que des différentes disciplines que son oeuvre recouvre.»

Voilà comment est présentée la toute dernière exposition organisée par Power Plant en partenariat avec le Consulat général de France à Toronto.

L’artiste présentait jeudi soir dernier une performance toute nouvelle, inspirée de celle de Carolee Schneemann, Up to and Including her limits, effectuée en 1976, une performance lors de laquelle l’artiste s’était suspendue à une corde au-dessus d’une grande toile et avait marqué, avec des crayons, la surface autour et au-dessous d’elle.

Un public surpris

Réuni dans une pièce lumineuse au deuxième étage de la galerie Power Plant située au Centre Harbourfront, le public a pu assister à un numéro original qui en a laissé plus d’un pantois.

Jimmy Robert se fraye un chemin au milieu du public, armé d’un grand rouleau de papier et de ruban adhésif de chantier. Un haut-parleur diffuse le son d’un crayon qui griffonne sur du papier.

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Pendant de longues secondes, il fixe le public aux quatre coins de la salle, et fait éclater la bulle qui sépare habituellement les spectateurs du performeur.

Les gens ne savent pas s’ils doivent le fixer en retour ou pas. Plusieurs baissent les yeux. «C’est bien de se mettre au niveau de l’audience et de créer un contact, on est tous là au même moment au même endroit», indique Jimmy Robert après sa performance.

Une conversation artistique

Commence alors une longue danse géométrique mélangeant yoga et figures «kandinskyennes».

Il s’allonge, se recroqueville et finit par étendre la feuille de papier avant jouer de son corps et de ses limites pour dessiner et filer une métaphore afin de rentrer en contact avec l’oeuvre de Carolee Schneemann.

«Les limites c’est ce qu’on peut faire avec ce qu’on a. Ça devient le processus créatif. Ce qui génère les mouvements ce sont les lignes du papier et celles du corps. Mes mouvements deviennent une conversation avec elle (Carolee Schneemann, ndlr)», concluait l’artiste.

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