Les Prix littéraires du Gouverneur général, de A à Z

livre
Andrew David Irvine avec la collaboration d’Edmond Rivère et Stephanie Tolman, Les prix littéraires du Gouverneur général du Canada, une bibliographie, Ottawa, Les Presses de l’Université d’Ottawa, 2018, 430 pages, 79,95 $.
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Les écrivains canadiens sont encensés sur la scène nationale depuis 1936, année de la première remise des Prix littéraires du Gouverneur général.

Le professeur Andrew David Irvine, de l’Université de la Colombie-Britannique, a compilé toutes les œuvres primées entre 1936 et 2017 dans Les Prix littéraires du Gouverneur général du Canada, une bibliographie.

Cet ouvrage de plus de 400 pages est la première recension complète et exacte des 705 titres primés depuis plus de 80 ans.

Ce qui m’a le plus étonné, c’est que des titres de langue française n’ont pas été récompensés avant 1959, soit 23 ans après la création des prix par le gouverneur général John Buchan, président d’honneur de la Canadian Authors Association (CAA).

Deux solitudes

Ces prix sont une initiative de la CAA et comme le Québec avait déjà le Prix David (1923), beaucoup plus important, les écrivains francophones ne s’y sont pas intéressés avant que le Conseil des Arts du Canada en prenne la direction en 1959.

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La bibliographie d’Andrew David Irvine réserve une autre surprise, à savoir que, du côté francophone, les prix dans les catégories Poésie ou Théâtre n’ont pas été remis à plusieurs reprises: dès la première année dans les deux catégories), puis de 1960 à 1980 dans l’une ou l’autre de ces catégories. C’est souvent le cas aussi en Théâtre du côté anglophone.

Accent politique

Les prix ont souvent été refusés. Dès 1968, Leonard Cohen préfère donner les 2 500 $ à un organisme séparatiste.

Fernand Ouellette (1970) «ne peut accepter un honneur offert par le chef de gouvernement qui a proclamé la Loi sur les mesures de guerre».

Roland Giguère (1973) refuse parce qu’il y voyait un symbole de monarchie. Et Michel Garneau (1977) parce qu’il se définit «comme écrivain québécois et non canadien».

Au début, les lauréats reçoivent une médaille; une somme de 1 000 $ s’y ajoute de 1959 à 1964, puis elle passe graduellement à 2 500 $ (1965), 5 000 $ (1975), 10 000 $ (1988), 15 000 $ (2000) et 25 000 $ depuis 2007. Les éditeurs des titres primés reçoivent 3 000 $ depuis 2001.

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Jean Marc Dalpé

J’ai évidemment fouillé pour trouver tous les auteurs francophones de l’Ontario, qui ont reçu le Prix littéraire du Gouverneur général. J’en ai recensé une bonne dizaine.

Le plus primé est Jean Marc Dalpé, d’abord dans la catégorie Théâtre (Le chien, 1988; Il n’y a que l’amour…, 1999), puis dans la catégorie Roman et nouvelles (Un vent se lève qui éparpille, 2000). Il est suivi de Daniel Poliquin en Traduction (2014 et 2017).

Certains récipiendaires sont nés au Québec mais enseignaient dans une université ontarienne au moment de l’attribution du prix: Gérard Bessette est le premier, avec les romans L’incubation (1965) et Le cycle (1971). Cécile Cloutier l’a reçu en Poésie avec L’écouté (1986).

Chez les Franco-Ontariens nés dans la province, on se souvient facilement du dramaturge Michel Ouellette (French Town, 1994) et du poète Robert Dickson (Humains paysages en temps de paix relative, 2002).

Une catégorie moins en vue

Les Études et essais attirent moins l’attention, mais on y on retrouve quatre des nôtres: Patricia Smart (Écrire dans la maison du père…, 1988), François Paré (Les littératures de l’exiguïté, 1993), Michel Bock (Quand la nation débordait les frontières…, 2005) et Nicole V. Champeau (Pointe Maligne L’infiniment oubliée…, 2009).

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La bibliographie d’Andrew David Irvine donne aussi la composition de tous les jurys depuis 1936, ainsi que la liste de tous les finalistes, francophones et anglophones, à partir de 2002. Il y a un index des noms et des titres.

En raison de l’exactitude des données, cet ouvrage constitue une première dans le monde de l’édition et, de ce fait, demeure une référence incontournable.

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