Les lignes nettes et épurées d’Alex Colville

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Le tableau Vers l’Île-du-Prince-Édouard demeure probablement l’œuvre phare d’Alex Colville (1920-2013), l’un des artistes les plus encensés du Canada.

L’exposition Alex Colville, présentement en montre jusqu’au 7 septembre au Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, présente près de 170 tableaux, études, croquis et estampes qui jettent un éclairage nouveau sur l’esthétique de Colville.

Originaire de la Nouvelle-Écosse, Alex Colville s’intéressa profondément à son environnement et au monde en général. L’exposition montre que ses œuvres conservent encore aujourd’hui toute leur pertinence, sans doute parce qu’il a su explorer les aspects les plus profonds de l’expérience humaine.

Pour reprendre les mots de Marc Mayer, directeur général du Musée des beaux-arts du Canada, «les tableaux fascinants et inoubliables de Colville remettent en question la connaissance que nous avons de nous-mêmes et des autres».

Tout en développant sa peinture, Colville a entretenu un dialogue étroit avec le cinéma, la littérature, la philosophie, le droit et l’histoire. C’est notamment le cas pour des tableaux tels que Fantassins près de Nimègue, en Hollande (1946) et Professor of Romance Languages (1973).

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L’approche thématique inédite de cette exposition demeure assez originale. Elle apparie quelques-unes des œuvres avec celles de cinéastes, d’auteurs, de bédéistes, de compositeurs et d’autres artistes. C’est le cas des écrivaines Alice Munro et Ann-Marie MacDonald, ainsi que du groupe musical Talking Heads.

Il y a quelques années, la fille Colville, Ann Kitz, a dit que son père «aurait pu vivre n’importe où». Cela saute aux yeux quand on s’arrête un tant soit peu aux sujets des œuvres en montre dans cette exposition. On n’a qu’à penser à Couple sur la plage, Moulin à vent et ferme, West Brooklyn Road, Croix française et Océan Limité.

Un mot en terminant sur ce que j’ai appelé l’œuvre phare de Colville: Vers l’Île-du-Prince-Édouard. Comme dans presque tous ses tableaux, l’artiste présente ici des contours bien définis. La femme, véritable sujet, est représentée avec des lignes nettes et épurées. Le visage de l’homme est étrangement caché, tout comme les yeux de la femme. Le banc, le bord de la chaloupe, l’horizon, tout est des plus précis.

Le catalogue de l’exposition est un album relié de 170 pages qui offre presque cent reproductions d’œuvres en couleur.

Le texte du conservateur Andre Hunter est en anglais seulement, mais si vous le demandez, vous recevrez une traduction de ces 16 pages en français sous forme d’encart.

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