Les femmes à l’honneur au Festival du film black

L'instigatrice du mouvement #Metoo à Toronto

Jill Levenberg dans Ellen, en ouverture du Black Film Festival à Toronto le 13 février.
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Les femmes noires seront à l’honneur dans la programmation de la prochaine édition du Festival du film black de Toronto (TBFF). Que ce soit à l’écran, derrière la caméra, ou lors des conférences en lien avec le festival, leur présence rend très fière la fondatrice Fabienne Colas.

Elle est très contente de constater l’ampleur que prend l’afro féministe. «Ça fait du bien de voir ce mouvement planétaire de femmes noires qui revendiquent leur droit, qui se mettent de l’avant et qui prennent leur place», avance Fabienne Colas.

70 films

C’est aussi ce qui se reflète dans la 7e édition de son festival. Avec presque la moitié de ses 70 films réalisés par des femmes, et un nombre encore plus grand mettant en scène des personnages principaux féminins, le Festival présente les réalités de femmes noires partout dans le monde.

Dans le même ordre d’idées, le Festival a invité Tarana Burke, l’instigatrice du mouvement #Metoo le 16 février à 21h. Si en automne 2017, le mot-clic avait été vastement partagé, accompagnant les témoignages de milliers de femmes victimes d’agression sexuelle, sa création remonte à 2006.

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Tarana Burke parlera de son expérience en tant que militante pour les droits des femmes et les évènements qui ont mené à la création du mouvement planétaire qu’elle a lancé. «Elle recevra le prix Impact social remis chaque année par ma fondation», explique Fabienne Colas.

Réalités peu connues ici

Ce thème de la place des femmes noire, il s’est imposé de par lui même. Si les programmateurs ne respectent pas un thème en particulier lors de la sélection, les films présentés au TBFF sont souvent politiques.

«En général, les films qu’on passe ont une cause, ils dénoncent des réalités qui sont peu connues ici.» En présentant ces enjeux, Fabienne invite les gens à ne pas rester confortables dans leur réalité nord-américaine.

«On veut que les gens s’ouvrent les yeux sur le monde et que ça les incite à faire des changements positifs», ajoute-t-elle.

Festival film black Toronto
Notre journaliste Maude Fraser a rencontré Fabienne Colas (à gauche) au Cinéma Carlton, où la plupart des films du TBFF seront présentés.

La diversité à l’écran

Pour Fabienne, le rôle social de ce festival est toujours aussi important, maintenant qu’il y a 7 ou 15 ans.

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Si elle a mis le Festival sur pied à Montréal il y a 15 ans, c’est parce qu’elle ne trouvait pas sa place en tant qu’actrices d’origine haïtienne dans le milieu artistique québécois. «C’est encore un combat de tous les instants parce que la diversité n’est toujours pas reflétée comme elle devrait l’être», appuie la fondatrice.

Pour Fabienne, la diversité à l’écran est une nécessité. «C’est ce qu’on est aujourd’hui et cette réalité démographique de notre société doit être représentée à l’écran, parce que la télé et le cinéma sont le miroir de notre société et si les personnes de couleurs ne se voient pas dans ce miroir-là alors qu’on fait partie de la société, il y a un problème.»

26 pays

Se tenant du 13 au 18 février, cette septième édition du Festival du film black de Toronto est le plus grand festival de cinéma se déroulant pendant le Mois de l’histoire des noirs. Pour Fabienne, il n’y a pas meilleur moment pour tenir le Festival et célébrer ces réalisateurs et ces acteurs noirs en provenance de 26 pays différents.

Dead Women Walking va clôturer le Black Film Festival de Toronto le 18 février.

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