L’engagement civique au coeur de la Journée de la fille d’Oasis

Dada Gasirabo, directrice d'OASIS Centre des femmes (au milieu) et des membres de l'association.
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«On a demandé aux jeunes filles ce qu’elles veulent de nous, les adultes. Elles nous ont dit: donnez-nous la liberté, laissez-nous libres de penser, de faire ce qu’on veut faire.»

C’est ce qu’on a entendu lors de l’activité d’Oasis Centre des femmes pour la Journée internationale des droits de la fille ce samedi 12 octobre au YWCA du centre-ville. Sous le thème «Jeunes filles engagées!», l’événement visait à encourager les jeunes femmes francophones à s’engager en tant que citoyennes sur la scène publique.

Des t-shirts «Je suis engagée!» pour les participantes à la Journée de la fille.

Donner la parole

Il était important pour Oasis de donner la parole aux jeunes filles en cette Journée internationale (officiellement le 11 octobre), comme l’explique la directrice générale Dada Gasirabo: «Souvent on pense pour elles. Les impliquer dans des discussions comme ça, c’est un pas pour leur donner la liberté.»

Les objectifs fixés pour la journée ont été atteints, assure-t-elle. En particulier, Oasis voulait faire confiance aux jeunes filles pour qu’elles s’engagent sur la scène publique.

Crédibilité à 16 ans

«Elles ne vont pas s’engager si on n’a pas confiance en elles. Si on ne leur donne pas l’espace, si on ne leur donne pas la parole, et si on continue de leur démontrer qu’elles valent moins que les garçons. Les garçons de 16 ans, on les croit plus que les filles de 16 ans. L’implication communautaire, l’engagement civique politique et l’égalité commencent dès le jeune âge.»

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Les jeunes filles francophones présentes ont d’ailleurs pu débattre sur les enjeux de l’engagement civique, communautaire et politique des jeunes, et notamment de l’abaissement du droit de vote de 18 à 16 ans.

Débat entre deux groupes de jeunes filles sur l’âge minimal de vote.

Des activités de prise de confiance

Selon Dada Gasirabo, la journée a rassemblé entre 60 et 70 personnes, en majorité des femmes et des jeunes filles.

De nombreuses invitées sont intervenues autour d’un panel de discussion sur l’engagement civique, communautaire et la prise de parole. Parmi elles, des députés comme Amanda Simard et Natalia Kusendova, l’entrepreneure Assiatou Diallo, l’analyste d’affaires Jacqueline Ndayizigamiye, et Julia Ballerio-Dupé, présidente d’Oasis Centre des femmes.

Une clôture ludique de la journée avec une activité d’initiation aux tambours.

«Avoir de l’impact sur les plus jeunes» était l’objectif de ces rencontres. «Toutes les invitées ont convergé vers le fait qu’il ne faut jamais se décourager» précise Dada Gasirabo.

«Ne laissez personne vous dévaluez, ne laissez personne vous humilier, ne laissez personne vous arrêter.» – Dada Gasirabo

Dans la même idée de prise de confiance en elles, s’est déroulé un atelier sur «la reprise du pouvoir par le mouvement dans l’espace», qui consistait en du théâtre et de la danse. Cet atelier a permis «aux femmes et aux filles de dire qui elles sont et se définir».

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Lutter contre les inégalités

Créée en 2011, la Journée internationale des droits de la fille (tous les 11 octobre) a pour objectif de sensibiliser l’opinion publique aux inégalités que rencontrent les jeunes filles partout dans le monde, en raison de leur sexe.

L’idée est donc de soutenir leurs perspectives d’avenir et de lutter contre toutes formes d’inégalités à leur encontre dans l’éducation, la nutrition, les droits juridiques la violence, ou encore le mariage forcé.

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