Le tourisme en Ontario s’adapte à la crise sanitaire

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La Société économique de l’Ontario (SEO) et ses partenaires ont inauguré le Programme de relance du tourisme francophone du Sud-Ouest de l’Ontario 2020-22, le 1er février dernier. Il a pour but d’aider les petites et les moyennes entreprises (PME) et les organismes sans but lucratif (OSBL) de l’industrie du tourisme à se relever de la crise sanitaire.

«C’est certain que le domaine du tourisme a été le plus touché et va être le dernier à se relever», explique la gestionnaire en tourisme de la SEO, Isabelle de Bruyn.

Isabelle de Bruyn

Selon des enquêtes de l’Association de l’industrie touristique de l’Ontario (AITO), le tourisme en Ontario a été fortement perturbé par la pandémie de la CoViD-19.

Le programme de la SEO subventionnera différentes stratégies pour que les PME et les OSBL s’adaptent à un nouveau genre de tourisme.

Se concentrer sur le tourisme local 

«En 2021, ce qui va être très important, c’est de se concentrer sur le marché local», explique Isabelle de Bruyn. «On veut encourager les Ontariens à visiter leur province et leurs régions.»

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Selon les estimations d’Isabelle de Bruyn, si 20% des Ontariens qui voyagent habituellement à l’extérieur de la province y restent, cela aurait un impact économique important sur les PME et les OSBL locaux.

Pour aider ces entreprises à s’adapter à cette nouvelle clientèle, des ressources sont disponibles en ligne. Destination Ontario offre des conseils, de l’information et des stratégies pour réussir en 2021.

Susan Morin

De plus, Isabelle de Bruyn recommande de travailler avec des entreprises de marketing locales afin de connaitre les attentes des clients.

Respecter les règles sanitaires 

«Il faut mettre les choses en place pour qu’on se sente en sécurité à tout moment. Ça fait presqu’un an qu’on fait des affaires en période de pandémie. Aujourd’hui, on peut créer de beaux produits en respectant les règles sanitaires», explique la directrice du développement d’affaires d’Entreprise Niagara, Susan Morin.

Il faut indiquer à la population que l’industrie touristique est bien préparée pour accueillir des clients, conclut-elle.

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Des projets de sécurité sanitaire sont mis en place, comme le programme Safe Travels Stamp de l’AITO. Il permet aux clients de consulter les entreprises qui adoptent des règles sanitaires afin de voyager en sécurité. Pour Isabelle de Bruyn, la certification est intéressante pour les restaurants et «c’est ce que les voyageurs recherchent d’aujourd’hui».

Faire du tourisme hybride 

Selon Isabelle de Bruyn, peu importe ce qui va arriver, il y aura des restrictions de capacité cet été. Pour générer assez de revenus, il est important de démarrer un commerce hybride.

«On peut faire de la vente en ligne de produits, créer des partenariats pour offrir des forfaits, des itinéraires, mettre en valeur des escapades routières», explique-t-elle. «Les entreprises cherchent des solutions mobiles comme des tentes, des systèmes de chauffage ou des aménagements d’espaces. On cherche de nouvelles façons de faire du tourisme et de garder les gens à l’extérieur.»

L’initiative The Great Taste of Ontario en est un exemple. Plusieurs circuits sont proposés pour faire du tourisme culinaire en Ontario, passeports en main, pour accéder à des récompenses.

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Des touristes du Québec 

«Ce qu’on a remarqué, c’est que le voyageur qui a tendance à se déplacer dans la région de Niagara aujourd’hui, c’est le Québécois», explique Susan Morin.

Il faut investir dans le bilinguisme des entreprises au Niagara, poursuit-elle. Mettre de l’avant le personnel francophone afin d’avoir un avantage sur les autres provinces.

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