Le sénateur français Louis Duvernois connaît bien le Canada

Le sénateur français Louis Duvernois (à droite) avec Marc Cormier, conseiller consulaire, et Monica Abhervé-Hung, vice-présidente de l’UFE-Toronto.
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La France pourrait s’inspirer de l’expérience et des innovations ontariennes dans le domaine de l’enseignement bilingue et des écoles numériques, selon le sénateur des Français de l’étranger Louis Duvernois.

L’homme politique, ancien journaliste aujourd’hui proche du candidat présidentiel François Fillon, était de passage à Toronto au début de janvier, où il a rencontré notamment le conseiller consulaire Marc Cormier et des membres de l’Union des Français de l’Étranger.

Les échanges dans le secteur de l’éducation – l’offre éducative française est également appréciée chez nous, notamment par nos écoles d’immersion – ne sont qu’un des exemples de coopération entre le Canada et la France, dit-il en entrevue à L’Express.

Plus de 3 millions de Français sont installés à l’étranger. Regroupés en circonscriptions, ils votent pour 11 députés de l’Assemblée nationale, comme Frédéric Lefebvre qui représente l’Amérique du Nord pour 5 ans.

Les 12 sénateurs des Français de l’étranger, eux, sont élus pour 6 ans par les conseillers consulaires de tous les pays, ces élus locaux qui représentent les Français auprès de leur consulat (Marc Cormier, Philippe Armengau, Francine Watkins et Dan Brignoli pour l’Ontario et le Manitoba, le territoire du consul Marc Trouyet).

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Les autres membres du Sénat français sont élus par les députés, maires, conseillers municipaux, départementaux et régionaux.

Louis Duvernois, sénateur des Français de l’étranger.
Louis Duvernois, sénateur des Français de l’étranger.

À Toronto, le sénateur Duvernois a aussi rencontré des représentants de Business France et du Toronto French Business Network.

De par la nature de son mandat, il voyage beaucoup à travers le monde. «Je suis déjà venu à plusieurs reprises dans votre grande ville, Toronto, à la rencontre des représentants et membres de la communauté française expatriée, dont le nombre augmente régulièrement et se situe probablement autour de 25 000 personnes.»

Il connaît bien le Canada, ayant été posté, pour l’AFP, aux parlements de Québec et d’Ottawa. «Il y a des communautés françaises dans chacune des provinces. Je les connais toutes, et leurs besoins varient, bien entendu, d’une région à l’autre, de l’Atlantique au Pacifique, à l’intérieur du Canada.»

«Je suis toujours frappé par l’accueil sympathique que je reçois à l’étranger des autorités nationales désireuses de développer des relations multiples avec nous», dit-il. «Avec l’Ontario et particulièrement Toronto, capitale économique du Canada, la France renforce sa présence dans plusieurs secteurs de pointe.»

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«Défenseur d’une francophonie ouverte, pratique et constructive», le sénateur Duvernois se réjouit que l’Ontario rejoigne l’Organisation internationale de la Francophonie, une décision prise au sommet de Madagascar en novembre dernier.

«Au fil du temps», explique-t-il, «la fréquentation du monde politique dans plusieurs pays m’a conduit à une reconversion, à m’engager à défendre des idées citoyennes, à pouvoir légiférer et intervenir dans l’accompagnement de mes compatriotes.»

Membre du parti Les Républicains, anciennement l’Union pour un Mouvement populaire des présidents Jacques Chirac, puis Nicolas Sarkozy, «j’ai toujours soutenu son actuel président, l’ancien Premier ministre François Fillon, un homme visionnaire dont l’objectif dans un monde globalisé, complexe et incertain, est d’apporter à la France la force, l’énergie et le renouveau qu’attendent les Français où qu’ils soient».

Avec une élection présidentielle les 23 avril et 7 mai, suivie d’élections législatives les 11 et 18 juin, 2017 est une grosse année politique en France, et ça revient souvent dans les conversations du sénateur Duvernois lors de ses visites chez les Français expatriés. Mais on discute toujours de politique française «dans le respect des us et coutumes et de la souveraineté nationale du pays d’accueil», assure-t-il.

Des comités de soutien aux divers candidats et partis politiques français sont actifs chez nous, surtout sur les réseaux sociaux.

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