Le Prix Trillium récompense une aînée et un jeune

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Marguerite Andersen et Daniel Groleau Landry ont remporté le prestigieux prix littéraire Trillium le 17 juin, la première pour La mauvaise mère (Prise de parole), le second pour son recueil de poésie Rêver au réel (L’Interligne).

Les prix très convoités ont été remis par le sous-ministre adjoint du ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport. En remportant le grand Prix littéraire Trillium pour la seconde fois, Marguerite Andersen a reçu 20 000 $; en décrochant le Prix de poésie Trillium (remis à tous les deux ans), Daniel Groleau Landry a reçu 10 000 $.

Douze finalistes francophones ou anglophones ont empoché 500 $ chacun. Le jury francophone était composé de Paul Savoie (Toronto), Mylaine Demers (Rockland) et Aurélie Resch (Toronto).

Le Prix de poésie Trillium couronne un premier, deuxième ou troisième recueil. Dans le cas de Daniel Groleau Landry, 25 ans, il s’agissait de son premier recueil. Le jury a été impressionné par «des tournures et formes où tout éclate, des images qui se greffent à d’autres images afin d’exprimer ce que le corps et l’âme ressentent alors qu’ils participent au festin de la parole et de la vie».

Quand son nom a été dévoilé, Daniel Groleau Landry a littéralement sauté et crié de joie. Il a dit avoir reçu son premier recueil de poésie à dix ans (c’était L’espace qui reste, de Patrice Desbiens). Daniel a mis sept ans à écrire Rêver au réel.

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Au sujet de La mauvaise mère, les membres du jury n’ont pas hésité à dire que ce roman autobiographique de Marguerite Andersen raconte «une histoire passionnante qui va droit au cœur».

Marguerite Andersen a rappelé que «les femmes ne doivent jamais oublier leur indépendance». Elle a remercié «toutes les femmes qui me guident».

Du côté anglophone, la palme est allée à la dramaturge Hannah Moscovitch pour This is War (Playwrights Canada Press) et à la poète Souvankham Thammavongsa pour Light (Pedlar Press).

Cette année, le ministre du Tourisme, de la Culture et du Sport, Michael Chan, n’a pas pu assister à la cérémonie parce que le bureau de la première ministre Kathleen Wynne a demandé à tous les membres actuels du cabinet de s’abstenir de participer à des fonctions publiques jusqu’à ce que le nouveau cabinet soit assermenté.

La veille de l’annonce des lauréats, presque tous les finalistes ont lu des extraits de leurs œuvres retenues par les jurys francophone et anglophone. Adam Dickson, auteur du recueil The Polymers, a surpris son auditoire en s’adressant d’abord en français.

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La présidente-directrice générale de la SODIMO a aussi fait de gros efforts pour livrer un message bilingue. Il en va de même pour la maîtresse de cérémonie, Heather Hiscox, qui est très à l’aise aussi bien en français qu’en anglais.

Le sous-ministre adjoint Kevin Finnerty, qui a dévoilé le nom des finalistes, n’a cependant pas prononcé un mot de français, même en remettant le prix aux deux lauréats francophones. Il est pourtant parfaitement bilingue!

Créé en 1987, le Prix littéraire Trillium fait partie des prix littéraires les plus prestigieux sur la scène nationale et internationale. Parmi les anciens lauréats, citons des auteurs de renommée comme Margaret Atwood, Austin Clarke, Michael Ondaatje, Andrée Lacelle, François Paré et Daniel Poliquin.

L’événement est placé sous l’égide de la Société de développement de l’industrie des médias de l’Ontario (SODIMO).

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