Le Louvre revisité par un artiste ontarien

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Depuis octobre dernier et jusqu’au 31 août prochain, l’artiste ontarien Mark Lewis, originaire d’Hamilton, présente quatre œuvres filmiques, au Louvre, à Paris.

Intitulée Invention au Louvre, son exposition, ressemble à une exploration lente et aérienne, curieuse et profonde de l’un des plus grands musées du monde.

Représentant canadien à la Biennale de Venise, en 2009, et auteur de plus d’une cinquantaine de films, Mark Lewis a déjà travaillé sur des projets d’envergure, avant de se voir proposer cette exposition au Louvre, en 2011.

«Cela fait quatre ans que l’ancien directeur du Louvre m’a approché. Travailler dans les musées est à vrai dire une sorte de tradition, chez les artistes contemporains. C’était, en tout cas, pour moi, une très belle expérience», déclare Mark Lewis, lors d’un entretien pour L’Express.

Quatre films sur le Louvre

Le premier film, Pyramid, fait entrer le spectateur en gravitation. Mark Lewis observe, caméra à l’envers, les ombres des visiteurs empruntant l’escalier central, au sein de la verrière pyramidale.

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Dans le second, Child With A Spinning Top, il passe au crible le tableau L’Enfant de Toton du peintre Jean-Baptiste Siméon Chardin.

Dans le troisième, The Night Gallery, il met les sculptures de la Vénus de Milo en mouvement, dans un jeu silencieux d’ombres et de lumières.

Enfin, dans le dernier, In Search of the Blessed Ranieri, il traverse les couloirs du Louvre, scrute le comportement des visiteurs, et braque enfin son objectif sur la peinture Le Bienheureux Ranieri délivre les pauvres d’une prison de Florence, de Giovanni Sassetta.

Nouvel espace temporel

«Le musée est vieux, les œuvres d’art sont historiques, mais visiter le Louvre, c’est une action moderne. Ce qui m’intéresse, c’est de tenter d’éveiller les œuvres historiques, à travers mes œuvres contemporaines», confie Mark Lewis, au sujet de son exposition nvention au Louvre.

Mark Lewis, invente, à vrai dire, un nouvel espace temporel, où se chevauchent le mouvement réel et le mouvement perçu des œuvres, où se mélangent le regard réel et le regard perçu des visiteurs. Il tente de donner vie aux œuvres, ou du moins de les mouvoir.

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«J’ai tenté, avec ma caméra, d’explorer cet espace, de retranscrire cette expérience. J’ai voulu donner l’impression que ma caméra était téléguidée dans le musée, se retrouvant ainsi en face d’œuvres, de personnes, parlant à leur sensibilité», poursuit d’ailleurs l’artiste ontarien.

Finalement, à travers des séquences filmographiques muettes et lentes, déconnectées du temps, Mark Lewis a donné voix aux visiteurs et aux œuvres du célèbre musée parisien.

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