Placées devant différents scénarios dans une simulation de guerre, les principales applications d’IA ont choisi d’utiliser l’arme nucléaire dans 95% des cas.
Ces trois applications ont été placées devant différents scénarios allant des protestations diplomatiques jusqu’à la reddition ou à la guerre nucléaire totale. En tout, elles ont «joué» à 21 guerres, pour un total de 329 décisions, qu’elles devaient de plus justifier — l’ensemble des raisonnements totalisait 780 000 mots.
Autant ChatGPT de la compagnie OpenAI que Claude (Anthropic) et Gemini (Google) ont en effet lancé un missile nucléaire sur l’ennemi à au moins une reprise.
Aucune émotion
«Le tabou nucléaire» ne semble pas aussi puissant pour les machines que pour les humains, déclare diplomatiquement Kenneth Payne, du Collège King’s de Londres. Autrement dit: elles n’ont pas les réticences qu’aurait un humain en pareil cas.
Ou du moins, une bombe nucléaire est, pour ces applications, un scénario comme un autre.


