Le Collège Boréal étudie les baccalauréats

Collège Boréal, baccalauréats
Les députés fédéraux Viviane Lapointe et Marc Serré, le président du Collège Boréal, Daniel Giroux, et le directeur de l'Association générale des étudiantes et étudiants, Loïc Algoto-Datoloumby. Photo: Julien Cayouette
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Le Collège Boréal obtient 8 millions $ sur trois ans des deux paliers de gouvernement pour étudier la création de programmes de baccalauréats.

Le financement servira à évaluer les besoins de formation dans la région afin de déterminer quels programmes seront créés dans ses quatre écoles.

Selon le président du Collège, Daniel Giroux, Boréal est le seul collège de l’Ontario qui n’offre toujours pas de programmes de baccalauréat de quatre ans. Les collèges ont commencé à le faire en 2002. «L’avantage [que nous offrons], c’est l’expérience dans le domaine appliqué», dit-il.

Les baccalauréats offerts dans les collèges peuvent prendre plusieurs formes, incluant des ententes d’articulation avec des universités, où un étudiant passe deux ans dans un collège et deux ans à l’université.

Pensée critique et compétences pratiques

Selon un sondage fait par les collèges, les employeurs sont de plus en plus à la recherche de diplômés qui ont développé à la fois leur pensée critique et leurs compétences pratiques, indique M. Giroux.

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«Nous connaissons aussi les grands défis causés par la pénurie de professionnels francophones dans nos régions.»

La recherche pour évaluer les besoins permettra au Collège de déterminer quels programmes de formations ils créeront.

Six baccalauréats

M. Giroux dit qu’ils visent la création de six baccalauréats dans les domaines des Sciences de la santé, des Affaires et services communautaires, des Métiers et technologies appliquées et de l’Environnement et richesses naturelles.

«Nous avons plusieurs installations ici déjà. Donc, ça peut être des domaines connexes à notre programmation», dit M. Giroux.

Il confirme également que le Collège Boréal travaille depuis plusieurs années pour créer un baccalauréat en Sciences infirmières. Mais ce programme serait en plus des six nouveaux que pourrait apporter le financement.

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Multiplication de programmes similaires?

Des intervenants, comme la Coalition nord-ontarienne pour une université de langue française, ont dit au cours des derniers mois s’inquiéter de la possible multiplication de l’offre de programmes trop similaires en français.

Un risque encore plus élevé si un collège offre les mêmes baccalauréats qu’une future université francophone dans le Moyen-Nord.

«On a été très transparents, souligne M. Giroux, et nous avons une ouverture dans cette analyse-là s’il y a une possibilité d’avoir un programme semblable. Il y a une grande ouverture sur ce dont nous avons besoin et ce que nous pourrions lancer.»

Combler les vides

Le Collège compte offrir les nouveaux programmes dans tout le Nord-Est de l’Ontario; à travers ses campus de Sudbury, Timmins, Kapuskasing et Hearst, mais aussi avec l’aide de Contact Nord.

«Souvent, les plus petites communautés, ce sont elles qui se sentent délaissées et la clientèle adulte ne peut pas souvent se déplacer|, dit M. Giroux. «Contact Nord va donner accès partout dans le Nord de l’Ontario. C’est vraiment unique et c’est ce qui va, je pense, être le succès de notre développement de programmes.»

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En conférence de presse, les intervenants ont mentionné à quelques reprises le vide créé par les déboires de l’Université Laurentienne dans la formation postsecondaire en français.

La députée fédérale de Sudbury, Viviane Lapointe, espère que les futurs baccalauréats du Collège combleront une partie de ce qui a été perdu à l’Université Laurentienne. «Ce qui est très important, c’est qu’on offre des choix aux étudiants qui veulent continuer leurs études en français au niveau postsecondaire.»

Vote de confiance

«Je crois que c’est un vote de confiance non seulement pour la ville de Sudbury, mais aussi pour le Collège Boréal», dit-elle.

L’investissement vient du Protocole d’entente relatif à l’enseignement de la langue de la minorité et à l’enseignement de la langue seconde. Le fédéral fournit 5,1 millions $ et le provincial 2,9 millions $.

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