Le Baratin: pas besoin de se ruiner pour manger français

Le chef Jean Régis Raynaud et le restaurateur Pascal Vernhes fêteront bientôt les deux ans de leur bistro.

Le chef Jean Régis Raynaud et le restaurateur Pascal Vernhes fêteront bientôt les deux ans de leur bistro.


4 décembre 2017 à 13h00

Au cœur du Little Portugal, au 1600 de la rue Dundas Ouest, se trouve Le Baratin, un petit bistro français qui fêtera bientôt ses deux ans, tenu par Pascal Vernhes, le propriétaire du lieu, et le chef français Jean Régis Raynaud.

Comme plusieurs restaurants à Toronto, Le Baratin propose un menu inspiré de la cuisine française. Mais contrairement à plusieurs, Le Baratin se veut accessible financièrement, avec un service et des produits peu coûteux.

«Il n’est pas nécessaire de se ruiner pour manger français», explique Jean et Pascal à L’Express.

«C’est ce qu’on savait faire»

Les deux hommes se sont rencontrés à Toronto, où Jean, originaire du centre de la France a immigré il y a 7 ans, et Pascal, parisien, il y a 18 ans.

Pascal tenait déjà une petite affaire dans la restauration, et Jean avait envie d’avoir son propre restaurant, alors, ils ont monté ensemble Le Baratin dans les locaux de Pascal.

«On a monté un restaurant sur le concept du bistro français parce que c’est ce qu’on savait faire.»

Service, cuisine et philosophie du bistro parisien: Jean et Pascal mettent un point d’honneur à l’attention au détail, et à l’authenticité. «On est le seul bistro à présenter un menu à ce prix, qui utilise du véritable fond de veau pour nos sauces», affirme Pascal, qui a l’âme d’un entrepreneur.

Pour maintenir des prix abordables, les deux restaurateurs expliquent choisir des produits raisonnables, avoir une petite équipe, dans une petite structure du quartier résidentiel et «populaire» de Little Portugal.

Devanture du Baratin au 1600 rue Dendas ouest
La devanture du Baratin au 1600 rue Dendas ouest

Moins de clichés et plus de modernité

«Rien dans la décoration n’est surfait, imité, c’est un style moderne, de bistro» explique Pascal qui se considère moins cliché que d’autres bistros français de Toronto.

«Le soir, l’ambiance est cozy, on baisse les lumières, on allume les bougies, c’est plus intime», ajoute Jean.

Au menu, des plats qui s’inspirent de la cuisine typique des bistros parisiens, mais revisitée de façon moderne par le chef. La modernité, les deux restaurateurs y tiennent, comme l’expriment leur décoration et leur philosophie.

Très présent sur les réseaux sociaux, ils comptent sur le bouche-à-oreille et la communication en ligne pour élargir leur clientèle.

Jean et Pascal comptent également beaucoup sur les notes et avis attribués en ligne, «on a entre 4.5 et 4.8 sur 5 selon les sites!», se félicite Pascal.

Le 21e siècle est canadien

«Toronto est une ville qui bouge, économiquement, en termes de population. C’est une ville à la pointe de la technologie et il faut s’adapter à ça», explique Pascal, passionné par l’innovation et la modernité de la ville.

Selon Jean, «les USA, c’est le 20e siècle. Aujourd’hui, ça se passe au Canada, les États-Unis ne font plus rêver personne. Il y a un développement continuel à Toronto, notamment en termes de restauration. C’est compétitif, beaucoup de restaurants ouvrent, mais beaucoup ferment.»

Les affaires précédentes de Pascal Vernhes ont elles-mêmes dû fermer à cause de cette compétitivité. Mais pour Le Baratin, il semble en être autrement, et les deux hommes sont plutôt satisfaits de leur bilan de première année.


Le Baratin est ouvert toute la semaine, avec des entrées entre 9 et 12$, des plats entre 18 et 25$, et des desserts variant de 8 à 12$. En plus de son service de restauration classique (déjeuner et petit déjeuner 7 jours sur 7 avec brunch le week-end, et dîner 6 soirs par semaine), Le Baratin propose des services traiteur et de privatisation du lieu pour des évènements privés. Et selon ses propriétaires, c’est là qu’on mange le meilleur Croque Monsieur de la ville.

Brunch du Baratin
Brunch du Baratin

Le Baratin

Le Baratin Le Baratin Le Baratin

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