L’art de s’affranchir

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Devons-nous célébrer ou dénoncer le virage dans nos façons de communiquer que représente la perte imminente de la livraison du courrier à la maison?

L’exposition itinérante franco-ontarienne Art postal au XXIe siècle: s’affranchir, qui fait escale ce mois-ci à l’ancienne galerie Glendon, s’inspire de cette actualité.

«C’est suite aux protestations qui ont accueilli l’annonce de Postes Canada, à l’hiver 2014, de l’annulation de son service de livraison porte-à-porte devenu trop coûteux, que cette problématique m’a intéressée», raconte la commissaire de l’exposition, Lise B. L. Goulet.

Le vernissage de mardi soir dernier avait lieu sur le campus bilingue de l’Université York. Le projet a commencé son pèlerinage à Timmins.

Après Toronto, les œuvres poursuivront leur périple à la Galerie d’art du Temiskaming à Haileybury ainsi qu’à d’autres endroits. Le projet prendra fin en février 2017.

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Chantal Leblanc, commissaire régionale du Sud pour le regroupement d’artistes BRAVO, précise que «c’est BRAVO Sud qui a eu l’initiative, mais tous les BRAVO y participent».

En lien avec la décision controversée de Postes Canada, on y provoque une réflexion sur l’influence de l’ère numérique, explique Chantal Leblanc.

«Il s’agit de créer quelque chose qui peut se poster et qu’on envoie tel quel. Il ne fallait pas que cela dépasse 20$ d’envoi. Ces œuvres accumulent les traces de galerie en galerie.»

C’est avec ironie que l’assemblée a convenu qu’ici «le voyage endommage»…

L’exposition rassemble 24 œuvres d’art. Les créateurs torontois participants étaient présents au vernissage. À côté des œuvres sont disposés des écrans pour expliquer la démarche entreprise par les artistes.

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«Étant donné que cela a été financé par le ministère de l’Éducation, il y a dans notre projet un volet éducatif, d’où la vidéo pour montrer le processus créatif de l’artiste», explique Chantal Leblanc.

Chacune des oeuvres présentées a son histoire, dans la mesure où le thème est très libre. Chacun a sa spécialité, son matériau et son mode d’expression.

Chantal Leblanc (En vrai de vrai!) a choisi de se focaliser sur «une grande réflexion sur l’influence de l’ère numérique sur l’art», alors que pour l’artiste Paul Walty (Les Jongleurs I, II, III), il était important de se consacrer «au problème des envois qui n’arrivent pas… autrement dit sur le processus de transport».

De son côté, Luc Bihan (Télépathie) a choisi d’exprimer son message à travers un film. «La télépathie est le meilleur moyen de communiquer avec les émotions des autres et vice et versa», dit-il. «Les mots n’expliquent pas tout.»

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