L’art de brouiller les pistes

Dominique Girard: Bonheur meurtrier

Dominique Girard, Bonheur meurtrier, roman, Montréal, Éditions Fides, 2019, 220 pages, 24,95 $.
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Un gourou du mieux-être, auteur d’un best-seller intitulé Bonheur illimité, est retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel juste avant une séance de signature au Salon du livre de Montréal, Place Bonaventure. Ainsi commence le roman Bonheur meurtrier de Dominique Girard.

Ce gourou s’appelle Richard Young, Lejeune de son vrai nom. Est-il vraiment le pape du bonheur ou un visage à deux faces se cache-t-il derrière ce marchand d’illusions… ?

Young ou Lejeune

Meurtre, mort naturelle ou suicide ? Dès la découverte du corps, l’enquêtrice Cathie Lebel soupçonne qu’il s’agit d’une affaire criminelle. Qui pouvait bien avoir intérêt à faire disparaître l’auteur à succès?

À mesure que l’enquête se déroule, on pénètre dans l’intimité de l’auteur. On découvre que ses histoires de cœur n’ont pas toujours été de tout repos.

Plusieurs sous-intrigues

Dominique Girard tisse une sous-intrigue autour de presque chaque personnage. L’attachée de presse de Young s’éprend du directeur des opérations de la Place Bonaventure; ils se rendent à New York, au mémorial du World Trade Centre, et assistent malgré eux à une autre catastrophe.

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L’ex-femme du gourou décédé écrit une biographie non autorisée en trempant sa plume dans une encre vindicative: «La poisse. Richard sème la poisse autour de lui.»

Et la fiancée du célèbre auteur porte des jumeaux qui ne connaîtront jamais leur père. En quittant la Colombie pour se rendre aux funérailles de Young, elle doit s’ingénier à semer un mafioso.

Vous ne devinerez pas facilement qui est le coupable

Puis il y a la mère et le frère de Richard Lejeune qui brouillent eux aussi l’intrigue principale. Tant et si bien que je me suis parfois lassé de chasser plusieurs lièvres à la fois. N’empêche que vous ne devinerez pas facilement qui est le coupable dans cette affaire criminelle…

L’auteure glisse ici et là des remarques sur la condition sociale de ses personnages. Elle écrit, par exemple, qu’un «bonhomme joue au mâle alpha. Il est de la génération qui n’a pas grandi avec des policières. Juste une maman serviable à la maison, des calendriers Playboy et une épouse qui a probablement divorcé dans sa période d’émancipation des années quatre-vingt.»

Roman psychologique

Le style de Dominique Girard revêt parfois des touches qui s’apparentent plus à un roman psychologique qu’à un roman policier. Young est «attirant comme le miel, toxique comme le venin». Son ex a une faiblesse: «l’envie qui me garde bien en vie».

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