L’Afrofest, sous le signe du Soleil


10 juillet 2007 à 14h40

C’est la fin de semaine dernière que l’été, saison festive s’il en est une, a officiellement débuté à Toronto… Et c’est l’Afrofest, cette grande célébration de la musique africaine, avec ses rythmes ensoleillés, qui lui a donné son coup d’envoi.

Malgré quelques épisodes de mauvais temps, l’atmosphère était à la fête dans Queen’s Park les 7 et 8 juillet derniers: au son de musiques des quatre coins de l’Afrique, rares étaient ceux qui résistaient à l’envie de se déhancher un peu. Concerts, ateliers de danse, théâtre, activités pour les enfants et stands de gastronomie africaine; tout était là pour faire de l’Afrofest un festival familial et l’occasion par excellence de tisser des liens.

En effet, en plus de servir de lieu de rencontre autour du thème de la culture africaine, l’Afrofest, est également devenu, au fil des années, un tremplin pour des artistes d’ici et d’ailleurs.

On retrouvait sur scène samedi et dimanche derniers des artistes canadiens dont, entre autres, Ruth Mathiang (Soudan – Île-du-Prince-Edouard), Zale Seck (Sénégal – Québec) et le groupe Source avec Abdoulaye Diabate dont les influences vont de l’Afrique au Québec en passant par Israël. Des artistes internationaux de renom tels que Lura du Cap-Vert étaient également de passage, certains pour la première fois à Toronto.

C’est le cas de Nya Soleil, artiste camerounais, qui faisait samedi dernier sa première apparition canadienne en compagnie de son groupe Soleil pour tous.

Nya Soleil n’est pas étranger au voyage et cette incursion dans un nouveau pays s’inscrit bien dans son parcours artistique. En effet, depuis l’âge de 18 ans, Nya Soleil voyage en quête de nouvelles musiques, sillonnant d’abord l’Afrique pour ensuite s’établir à Paris où il fait maintenant carrière.

Chanteur et guitariste émérite, Nya Soleil a joué aux côtés de grands de la musique africaine tels que Manu Dibango et Francis Bebey.

Nya Soleil tient son nom de sa grand-mère, une femme forte qui a joué un rôle important dans sa vie et dans celle des nombreux enfants qu’elle a recueillis et élevés à New-Bell Douala au Cameroun.

«Certains sont devenus de grandes personnalités dans le milieu du commerce ou de la politique», explique Nya Soleil. Il n’est donc pas étonnant de voir que Nya Soleil, comme sa grand-mère altruiste, dédie une grande partie de son temps et de sa musique à des causes humanitaires.

«Être musicien ce n’est pas simplement jouer un instrument ou divertir, cela s’accompagne d’une responsabilité familiale, nationale et vis-à-vis des autres peuples… et il ne faut pas que revendiquer, il faut aussi conscientiser.»

Nya Soleil n’a donc pas hésité à créer l’association culturelle et humanitaire Soleil pour tous afin de réunir des artistes autour de causes importantes. «Nous avons organisé notre premier concert pour soutenir la cause des sans-papiers en 1996.»

Ce spectacle réunissait sur scène une impressionnante brochette d’artistes dont Geoffrey Oryema et Les Rita Mitsouko. Depuis, Nya Soleil a organisé des concerts à Paris pour la paix dans le monde et en Afrique, pour les enfants réfugiés du Rwanda et pour célébrer la musique africaine. «Il faut être attentif à ceux qui sont oubliés et donner un message d’espoir. Sinon la musique ne sert à rien.»

La musique de Nya Soleil marie des rythmes afrobeat, funk, reggae, et salsa et est forte de toutes les traditions musicales que le guitariste a explorées.

On entend des traces de James Brown autant que des musiques traditionnelles dans les solos enlevés de l’artiste. «Quand j’étais au Ghana, je jouais du highlife, au Nigeria, de l’Afrobeat… mais j’essaie de trouver ce qu’il y a d’universel, qui touche à l’homme, le lien commun entre tous ces rythmes à travers mes chansons. Après tout, nous venons tous du même endroit», explique Nya Soleil.

Nya Soleil se produira à Toronto au Lula Lounge pour le Summerworld Music Festival le 10 juillet à 21h ainsi qu’au Festival Bana Y’Africa à Dundas Square le 21 juillet prochain.

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